Main basse sur la ville

Vous avez vu toutes ces grues qui construisent des immeubles dans Vias ?
Dans tous les quartiers reconnus comme résidentiels avec des maisons de deux niveaux pour leur grande majorité, voilà que nous arrivent des immeubles allant jusqu’à quatre niveaux ! Certains projets, comme à la place du bar Régency, route d’Agde, étaient prévus pour atteindre 18 m de hauteur ! Heureusement que les voisins se sont manifestés en déposant plainte devant les tribunaux qui leur ont donné raison contre le permis de construire délivré par la Mairie de Vias.

Qui est responsable de cette frénésie de constructions inadaptées au tissu urbanistique de Vias ?

Vias est un commune de maisons de village et de villas de lotissements, c’est-à-dire de constructions peu élevées sur des parcelles de taille moyenne (autour de 500 m²). Les seuls immeubles un peu plus élevés (avec 3 niveaux) sont ceux du secteur du Bassin et du Bosc et ce sont des logements sociaux bien intégrés.
La commune de Vias a la compétence de délivrer des permis de construire alors que certaines agglomérations ont récupéré cette compétence. C’est une bonne chose que la commune soit responsable de son urbanisation ce qui lui permet de gérer les constructions futures en les intégrant dans l’identité du village.
Donc, la réponse à la question posée plus haut est : la Mairie et, plus particulièrement, le Maire et son adjoint à l’urbanisme.
Autre question : pourquoi une telle politique d’urbanisation par des promoteurs privés (regardez bien les panneaux obligatoires affichés devant chaque construction nouvelle : Nexity, Némesis …) ?

La réponse tient en deux mots : taxe d’aménagement.

Cette taxe a été mise en place en 2010 par la loi 2010-1658, en remplacement de
la taxe locale d’équipement. Que dit-elle ? Elle fixe un forfait d’imposition d’un
montant de 753€/m² en 2019 ; forfait qui s’applique aux surfaces habitables (et
pas comme avant à la surface au sol), ce qui induit que plus l’immeuble à de
niveaux habités, plus le produit de la taxe est important (pour la Mairie bien sûr).
Il faut préciser que ce forfait est affecté d’un taux d’imposition qui est de 5 %
pour la commune et de 0,25 % pour le département. Il vaut mieux donc ( toujours
pour la Mairie) octroyer un permis de construire pour un immeuble avec 40
logements sur 4 niveaux que pour une maison individuelle en rez-de-chaussée.
Vous suivez le raisonnement ?
Prenons un exemple concret. Entre la rue Marthe-Aulès et l’avenue d’Agde, se
construit un ensemble constitué de 5 villas sur deux niveaux et d’un immeuble de
36 logements sur 3 niveaux. Le terrain acheté par le promoteur est d’environ
3000m² (parcelles n° 70, 111, 112, 113). Si on considère une superficie des villas
de 90m² et celle des logements de 80m², cela nous donne une superficie
habitable sur laquelle va se fonder la taxe d’aménagement, d’environ 3300m² et
par calcul simple un montant de cette axe d’aménagement voisin de 170 000
euros.

 
Et cela se passe aussi du côté des tennis, à la place du bar Régency (avenue d’Agde), à la place du garage des Sept-Fonts (avenue de Béziers) et rue Marthe-Aulès où d’autres terrains (environ 2500m²) sont en future acquisition par un promoteur privé, tout comme l’immeuble Dussutour (Avenue d’Agde).

Bientôt peut-être à côté de chez vous ???…

 

Pensez y en 2020 … Il y va de l’identité du village.

3/6/2019

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6 réponses à Main basse sur la ville

  1. V pour Vias dit :

    Ces immeubles, verrues immobilières défigurent notre village et vont contribuer a la venue en masse d’habitants avec les effets parfois négatifs d’une surpopulation mal gérée

  2. Foltaire dit :

    La redensification urbaine, cohérente, bien maîtrisée, est préférable à l’extension des villes dévoreuse d’espaces agricoles. Dans notre commune, la redensification actuelle reçoit-elle l’approbation des Viassois, en particulier des riverains de ces nouveaux immeubles ? Pour l’avenir, la question fondamentale qui devrait être posée à l’ensemble de la population, dans l’esprit d’une démocratie participative :  » Quelle ville voulons-nous pour demain ? »

  3. gibert dit :

    c’est horrible !!! le village de vias est défiguré !
    quand on arrive on ne voit meme plus notre belle église….

  4. L'Observiassois dit :

    Que dire devant de tels actes décidées par des élus peu représentatifs qui ignorent superbement les Viassois?
    DEHORS!

  5. Harry Pouchous dit :

    « Au cours de ma mandature, je n’augmenterai pas les impôts » avait-il dit : Non, nous ne paieront pas cette gabegie de travaux inachevés en impôts, nous la paierons en supportant les nuisances qu’apporteront ces arrivées massives de nouveaux venus et pour lesquels il faudra bien investir. Voir Vias passer de 5000 hab à plus de 6000 en si peu de temps, ce n’est pas ce qu’espérait la plupart des viassois.

  6. Lo cigal urbaniste et aménageur dit :

    Ce n’est pas un film de Francesco Rosi, des années 1960, qui se passe à Naples ?
    Lo cigal, insecte volant et stridulant, a voleté autour du village et se trouve stupéfait des immeubles qui se construisent un peu partout (ou partout un peu), dénaturant l’identité du village (ça, ,ils s’en foutent à la Mairie) et amenant des nuisances qui vont se développer de plus en plus.
    On peut compter (et c’est l’INSEE qui le dit) environ 1,5 enfant par ménage; donc une population scolaire qui va augmenter au rythme des constructions d’immeubles.
    Va falloir les accueillir à l’école, ces mômes.
    On peut compter aussi environ 1,5 véhicule par nouvelle famille logée. Pour circuler et stationner la Mairie doit prévoir des aménagements supplémentaires en matière de voirie, et cela dans le village, pas à Farinette !
    Va falloir les faire circuler et stationner ces bagnoles.
    Le Maire et son adjoint à l’urbanisme pourraient se préoccuper de l’intérêt général des Viassoises et Viassois, pourraient respecter leurs promesses électorales (ah! ces déplacements doux !!!), pourraient gérer la commune en fonction des moyens financiers dont elle dispose et pas sur de emprunts délirants qui nous endettent pour au moins 20 ans.
    La précédente municipalité avait un projet de ZAC sur 15 hectares dit Font-Longue, au nord de la voie ferrée. L’idée était d’agrandir le village sans toucher à son identité. Les 300 (ou plus )logements prévus étaient sur des maisons individuelles avec des voies de circulation adaptées. Bof ! arrivent les nouveaux en 2014, et vlan ! d’un revers de manche, le projet est réduit de moitié, confié à un aménageur privé (faut bien qu’il fasse lui aussi son beurre) et … depuis 2014, rien, rien de rien, rien ne pousse sur la zone de Font-Longue, au contraire de certaines zones dans le village.
    Alors, lo cigal, accroché à l’un des rares oliviers de la commune, regarde tout çà avec tristesse et désolation.

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