Cirque à l’Ardaillon

Lundi 29 avril, en conseil municipal, les élu(e)s ont eu à traiter de nombreux points concernant l’état des finances de la commune. Un sujet souvent insipide pour bon nombre de nos concitoyen(ne)s mais qui concerne directement chaque contribuable. La longue litanie des chiffres égrenée pendant près de deux heures est devenue carrément soporifique car la majorité municipale avait choisi de démontrer longuement que malgré les très nombreux emprunts qui se succèdent, tout allait bien à Vias. Et si pour l’heure, l’alarme ne s’est pas encore déclenchée, elle ne devrait tarder à se faire entendre et ceci sans doute pour longtemps.

Mais si il y aura toujours différentes manières d’apprécier si l’endettement est supportable ou non, on sait que dans une période où la tendance mondiale voudrait qu’on choisisse une manière plus sobre de consommer, un peu plus de modération dans l’utilisation des fonds publics serait bienvenue.

Donc par quelques pirouettes de haut vol et quelques explications alambiquées, la majorité municipale a, si l’on peut dire « noyé le poisson » et en tout cas « endormi l’assemblée ».

Pourtant ce conseil municipal aurait pu apporter une satisfaction quand un point sur la condition animale a été abordé. En effet, alors que chaque saison des cirques avec animaux posent leur chapiteau sous le ciel de Vias, la majorité municipale semblait enfin venir au chevet des félins et autres mammifères encagés. Mais l’illusion était de courte durée, bien dans son sujet, la première adjointe, jouait l’ouverture pour conquérir l’assistance puis se mouvant en équilibre avec la loi, elle jonglait avec  les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants faisant référence à l’article 3 paragraphe 2 qui précise que ce sont les conditions d’hébergement et de présentation au public qui font référence. En résumé, il revient à l’état de légiférer sur le sujet et notre majorité municipale par un savant exercice d’équilibriste démontre savamment que les textes étant ce qu’ils sont, les communes n’ont pas la compétence d’interdire des établissements avec animaux sur leur territoire.

Si le maire a réfuté à plusieurs reprises que sa gestion était digne d’incompétence, le public venu nombreux aura sans doute noté une forte propension à la communication et aussi un manque de courage dans les actes.  Car il faut rappeler qu’au 7 avril 2019 ce sont 353 communes en France (dont 69 sont de plus de 10 000 habitants) qui ont pris un arrêté d’interdiction d’installation de cirques avec animaux sur leur territoire. Demander à l’état de légiférer sur un texte, c’est bien mais ne pas prendre une mesure stricte d’interdiction, c’est ne pas prendre ses responsabilités pour interdire des spectacles d’un autre temps.

Voir les précédents articles sur le sujet : Plus de cirque avec animaux à Vias ! et Controverse autour d’un cirque

A l’attention des personnes qui souhaitent solliciter leur mairie pour un arrêté d’interdiction.

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2 réponses à Cirque à l’Ardaillon

  1. Foltaire dit :

    Les municipales de 2020 se profilent à l’horizon communal. Si une équipe nouvelle l’emporte l’an prochain, il lui faudra faire un état des lieux complet et affronter de multiples problèmes en particulier celui de l’endettement. Cette équipe devra disposer de compétences très étendues et… de beaucoup de courage…

  2. Le Beffroi dit :

    Si j’ai bien compris DARTIER a joué la comédie…
    Après vérification il semblerait que le Maire dispose du droit d’interdire l’implantation d’un cirque sur la commune, mais ne peut pas prendre une décision globale pour l’ensemble des cirques…
    Mais pourquoi alors avoir inscrit cette décision au Conseil Municipal?

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