Similitudes

Sous l’ancien régime dans sa grande magnanimité, Louis XVI, alors que la France traverse une crise difficile, demande que « jusque sur les terres les plus éloignées de son royaume, et dans les plus modestes habitations, soit donné à chacun le moyen de Lui faire parvenir ses vœux et recommandations. ». Les cahiers de doléances sont nés, ils vont permettre au tiers-état (le peuple) de réclamer de limiter le pouvoir du roi, l’égalité devant l’impôt et devant la justice et une constitution respectant les libertés de chacun (et oui déjà …)
Deux cent trente ans plus tard, le gouvernement d’aujourd’hui qui n’a pas pris la mesure de la situation difficile d’une grande partie des concitoyen(ne)s rencontre les mêmes difficultés à répondre d’une façon juste, équitable et efficace à la crise que rencontre notre pays. Entendant la colère légitime du petit peuple, le pouvoir actuel lui ressort les fameux cahiers de doléances qui ont accompagné jadis une certaine révolution et le roi à une fin tragique et barbare.
Quelles sont les revendications des Gilets Jaunes et plus largement des français(e)s ?
Elles dépassent désormais le seul prix du carburant qui a été l’élément déclencheur de la contestation. Ainsi on y trouve notamment des exigences « nationales » pour plus de justice sociale avec la hausse du SMIC, des salaires indexés suivant l’inflation et la fixation d’un seuil maximum pour les salaires élevés, le zéro SDF, la progressivité devant l’impôt (solliciter les plus riches), le retour à la retraite à 60 ans et sa revalorisation, la fin du travail détaché (même salaire et droits sur le territoire pour toutes et tous et même cotisation pour tous les employeurs), la fin du CICE, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, le rétablissement de l’ISF, l’augmentation des allocations handicapé(e)s, l’encadrement du prix des loyers, l’interdiction des délocalisations, la fin de la hausse des taxes sur les carburants et de l’exonération sur le fuel maritime et le kérosène, l’entretien des routes et des autoroutes financé par les péages d’autoroute, le ferroutage, la défense du service public.
Sur ces contestations, nous conviendrons que l’élu local, le Maire et son Conseil Municipal en l’occurrence, n’ont pas l’ombre d’une responsabilité. Oui mais voilà, sur bien d’autres elles se déclinent également au niveau local. Et là, inutile de dire que les Viassois(e)s n’ont pas de difficultés à trouver des similitudes entre les deux situations nationale et locale engendrées par la même arrogance et méprisante prétendue légitimité qui règne en maître depuis d’un côté les présidentielles et de l’autres les municipales. Ainsi en référence aux insatisfactions qui engendrent la colère nationale, on trouve également : favoriser les petits commerces dans les villages et les centres villes, interdire de vendre des biens publics, encadrer le prix de l’eau, du gaz, de l’électricité et le maintien ou le retour de ses services au domaine public, le maintien des gares, des bureaux de poste, le développement des infrastructures dédiés aux vélos et des transports en commun, le salaire médian et la transparence financière pour les élus, le non cumul des mandats, le Référendum d’Initiative Populaire. Autant de sujets qui, à Vias, ont permis à notre majorité municipale de dilapider des biens publics, de s’endetter de façon extrême et de ne même pas respecter le seul référendum qu’elle a mis en place.
A Vias, le cahier de doléances est disponible à la mairie. Les contribuables qui rencontrent quotidiennement des difficultés, celles et ceux qui, pour une large majorité soutiennent ce mouvement de contestation, celles et ceux qui ont soif de justice et d’équité, celles et ceux qui ressentent durement les errements comptables, démocratiques et stratégiques de nos élus locaux du fait de l’augmentation du prix de l’eau, de la cantine, de la téléalarme, du centre aéré, de l’abandon des services de nettoiement, du coûteux bétonnage de la commune, etc.., sauront trouver qu’entre le niveau national et le niveau local toute ressemblance n’est pas fortuite du tout….

11/1/2019

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3 réponses à Similitudes

  1. SEPTIMUS le VIème dit :

    Une suggestion pour assainir les finances de la commune:
    Privatiser l’Avenue de la Méditerranée.

  2. Le LOMBARD dit :

    Anonyme, ne dites pas de chose de ce genre cela peut donner des idées à notre Maire préféré:
    Une façon de faire face au surendettement c’est ce que l’on appelait avant le « lease-back », Propriétaire d’un bien immobilier, l’Hôtel de ville en la matière, il est vendu à une société financière qui le revend à la commune sous forme de crédit-bail sur 20 ou 25 ans. Ce n’est plus un crédit, c’est un engagement par signature….

    Peut-être est-ce déjà fait, comment savoir ?

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