Ecoliers viassois … Nantis ou indigents ?

S’il y a bien un sujet que personne n’envisageait d’aborder, c’est bien celui des écoles de Vias. Non pas qu’il soit vraiment tabou, mais peu ou prou, les écoliers viassois ont toujours semblé bien choyés  et nul n’a jamais songé à se plaindre de leur situation.

Certes il fut un temps où les toilettes posaient quelques problèmes, aussi désagréables que récurrents, mais la dotation attribuée aux activités tant scolaires que périscolaires était satisfaisante.

Puis vint l’âge d’or, où la toiture du vieux bâtiment fut (enfin) refaite, des Vidéo Projecteurs Intéractifs installés avec des ordinateurs portables, peintures et mobilier refaits régulièrement, une école de voile envisagée et surtout un contact rapide, amical et efficace entre école et mairie …

Mais le scrutin de 2014 ayant fait tourner la roue du destin, on a attendu de voir. Et ma foi, la nouvelle majorité a semblé chausser (attitude assez rare pour être notée) les pantoufles de l’ancienne. L’installation des VPI s’est poursuivie sur le même rythme, les ordinateurs sont arrivés, (bon, en fait, ils sont venus – le temps de quelques photos – puis repartis. Puis d’autres sont revenus avec des règles d’utilisation plus contraignantes. (Que sont devenus les 25 portables « asus » achetés pour l’école en 2014 ? Mystère … Ils ont dû se perdre dans les couloirs de la mairie)

Mais bon, ne chipotons pas, les écoliers viassois ont de quoi travailler dans d’excellentes conditions, d’une manière moderne et attractive, et n’en doutons pas, efficace.

Ne revenons pas sur l’école de voile, ce projet porté par des parents d’élèves, des enseignants et l’ancienne municipalité sabordé par l’équipe actuelle qui préfère aider (jusqu’à quand ?) au financement des classes de voile ailleurs, qu’en monter une sur place.

 

Bref, tout irait pour le mieux ou presque, si l’écho échappé des murs des écoles ne colportait pas quelques sujets de craintes pour l’avenir.

En effet, déjà, si on compare les dotations 2016 et 2017, on tombe au premier coup d’œil sur une baisse de 8050 €. (cercle vert) Mais si on ausculte les comptes à la loupe, on s’aperçoit qu’avant que la moindre commande n’ait été réalisée par l’école, le budget est déjà amputé de 4205 €. (Cercle rouge) soit 12000 € de moins ! Pourquoi cet étrange retrait ?

Les adjoints délégués aux finances et aux affaires scolaires ont su expliquer cette ponction suspecte : Il s’agit en fait de commandes facturées en 2016, et suite à d’inexplicables retards, reportées sur l’exercice 2017. Or, ces sommes ayant été budgétées en 2016, et non utilisées, elles ont été récupérées par la mairie, et n’ont pas bénéficié aux écoles, du coup, en étant facturées sur l’exercice 2017, c’est la double peine (ou double facturation).

Même chose pour 1200 € de pose de panneaux de basket. (qui n’apparaissent pas encore sur les comptes) Somme perdue pour les écoles car non retirées en 2016, et ponctionnées sur l’exercice 2017.

Bref au total on constate un peu plus de 12000 € de baisse entre 2016 et 2017, soit une baisse de 38%.

On assiste au même phénomène dans les deux groupes scolaires, primaire et maternelle.

Dans sa réponse, l’adjointe aux affaires scolaires tente de s’accrocher au maintien des fameux 50€ par élève. Tout en expliquant dans une lettre adressée aux directeurs quelque peu émus, que les communes sont « … frappées par la baisse des dotations, l’état serrant la ceinture des collectivités territoriales … etc … etc … » bref, refrain connu, et entonné avec entrain dès qu’il s’agit de financer … ce qu’on n’a pas envie de financer. (Tiens, c’est vrai, pour investir dans l’avenue de la mer – bagatelle de 11 millions d’euros – ou pour l’embastillement de la halle – 300 mille euros – le désengagement de l’état n’est plus un frein). Il est vrai que pour les écoles, on atteint des sommes extravagantes … On doit bien tourner autour de 12 ou 13 … mille euros !!!

Tout ça pour ça ? Et voilà ce qui choque, dans l’histoire, comment une municipalité, qui s’alarme d’être étranglée par le tarissement de la manne de l’état, parvient à se lancer sans le moindre opprobre dans des projets à plusieurs millions d’euros, mais « gratte » quelques milliers sur le dos des enfants des écoles ?

Alors nous direz-vous, après tout, ce sont des choix, vous avez totalement raison, ils ont choisi, baisser les dotations aux écoles, à l’école de musique, faire couler un projet d’école de voile, pour grillager plutôt la halle, faire venir Paul Selmer et organiser un concours de Miss … Alors que chacun assume ses choix. En ce moment, un groupement de parents doit se constituer pour tenter d’en savoir plus et, qui sait, peut-être faire infléchir la ligne de la municipalité. Quoi qu’il en soit, soyez sûrs que VMV continuera à suivre cette affaire de près.

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4 réponses à Ecoliers viassois … Nantis ou indigents ?

  1. Sira Danielle dit :

    Les enfants qui souffrent des choix appliqués par une mairie, sans oublier le jumelage avec Chatel dont les enfants bénéficiaient et est actuellement octroyé à des adultes proche de Mr Dartier.Cherchez l’erreur .

  2. Le Beffroi dit :

    A VIAS Monsieur le Maire l’a promis. Il ménera une politique d’avenir, juste et sociale. Il a dit: Sa priorité sera la Culture!

    • Lairon dit :

      C’est pour cela que 3 professeurs de l’école municipale de musique ne seront pas gardés par soit disant manque de budget, l’école de musique coûte trop cher !!! On perd des professeurs qui s’investissent dans la vie des viassois,ils ne comptent pas leurs heures… .
      La culture est loin d’être la préoccupations de notre maire. On s’est très bien que tout ce qui touche à la culture n’est pas rentable mais est essentiel à une meilleure stabilité de notre société. L’école de musique finira par s’eteindre, silencieusement, sauf si vous souhaitez nous rejoindre à notre pétition, contactez moi

  3. Lo cigal et Jules Ferry dit :

    Il y a longtemps, fort longtemps, un certain Jules Ferry faisait voter des lois sur L’École de la République avec ces trois concepts : obligation, gratuité, laïcité qui forment le socle de notre École actuelle. Rappelons quand même que Jules Ferry s’est trouvé confronté à une opposition farouche de la droite réactionnaire de l’époque, bien soutenue par l’église catholique qui voyait dans ces lois scolaires la perte de son emprise sur les consciences : on ne manipule pas si facilement quelqu’un d’instruit.
    Plus tard, un autre personnage, Émile Combes, faisait voter la loi de séparation des églises et de l’État.
    Aujourd’hui, le fonctionnement des écoles publiques incombe aux mairies qui sont aussi propriétaires des bâtiments.
    25 000 euros par an pour le fonctionnement des Écoles publiques de Vias ! A titre de comparaison, chaque numéro du bulletin d’information municipal (rebaptisé depuis magazine de communication) revient environ à la même somme; L’élection de Miss Vias (haut moment de la culture municipale !!!) atteint tranquillement les 30 000 euros, et comme nous allons avoir, merci à la majorité municipale unanime dans cette décision, l’élection de miss Languedoc à Vias, rebelote ! Reste plus qu’à solliciter l’organisation de Mister Farinette pour être complets dans le système déjà prôné par les empereurs romains (Néron, Caligula et autres tyrans sanguinaires) « panem et circenses » … pour asseoir leur domination sur le peuple.
    C’est dommage, vraiment dommage et il faudra s’en souvenir.

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