C’est Carnaval qu’on assassine …

L’affaire, puisque grâce à (ou à cause de ?) la vidéo c’est en train d’en devenir une, mérite que VMV s’y attarde un peu.

Les images sont dures, et elles seules semblent faire loi. Pourtant rappelons-nous que l’œil de la caméra, malgré son nom n’est jamais totalement … « objectif ».

Alors oui, on y voit un policier gifler un prévenu à terre. C’est moche ! Mais avant de crier à la bavure, il faudrait tenir compte de ce qui n’est pas sur la vidéo.

Ce qu’il semblerait, (et oui, tout n’est pas filmé) c’est qu’une bande d’une bonne dizaine de personnes s’est mêlée à la foule qui fêtait carnaval, mais pas dans un esprit de fête. Plusieurs témoins les ont vus jeter des pétards sur des enfants, insulter et bousculer des adultes qui tentaient de les raisonner et enfin frapper avec une violence inouïe quelques courageux qui ont tenté de s’interposer. Il semblerait même qu’ils aient fait usage d’armes blanches : Quelques viassois en portent encore les marques.

Alors lorsque la police intervient, qu’elle subit à son tour la furie de ces « casseurs » en tentant de jouer son rôle, celui de protéger la population qui, à ce moment et en ce lieu, en avait bien besoin, les images prennent une autre dimension, et une autre proportion.

Loin de tout amalgame avec l’actualité nationale, il ne s’agit pour nous ni d’approuver encore moins d’encourager qui que ce soit. Mais notre considération va d’abord à ces fonctionnaires et à la difficulté de leur tâche. Côtoyer la violence et la faire cesser sans en faire usage est sans doute une belle utopie.

Comme beaucoup de citoyens choqués par la violence qu’ils ont vue ou subie ce jour-là, nous constatons que cette journée de fête aurait peut-être pu tourner au drame si une intervention de policiers n’avait pas été menée. Nous devons reconnaître que leur tâche est souvent difficile et  malheureusement la mener avec élégance est parfois un luxe.

Ce sera toutefois à l’enquête de préciser les responsabilités de l’ensemble des protagonistes et de confirmer que les mesures de sécurité et d’intervention étaient bien appropriées à la situation.

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2 réponses à C’est Carnaval qu’on assassine …

  1. Scipion Marius dit :

    L’appréciation portée par cet article sur cette affaire est tout à fait juste : il suffit pour la partager d’avoir assisté à l’interpellation par la police, en raison de son comportement répréhensible, d’un individu qui refuse d’être arrêté en s’y opposant violemment, pour constater qu’il est impossible dans ce cas de maîtriser quelqu’un sans faire aussi preuve de violence, et comprendre que de telles circonstances peuvent expliquer et rendre excusable un geste excessif de la part des forces de l’ordre.

  2. Astérix dit :

    Un policier qui connait son métier ne doit jamais faire preuve d’une violence gratuite.
    Un policier qui frappe un individu maîtrisé, n’est pas digne de porter l’uniforme.
    Il est peut-être frustrant de retenir un réflexe, mais chacun d’entre nous qui fait un métier connait des moments frustrants, mais un vrai professionnel est un homme capable de maîtriser son instinct et cela est encore plus vrai pour un représentant des forces de l’ordre.
    Nous devons donc nous féliciter de l’intervention, mais ne devons pas soutenir l’agent qui frappe un homme déjà maitriser.
    D’autres questions se posent comment se fait-il que de tels faits n’est pas été envisagés auparavant et donc que aucune prévention n’ait été en place?
    A la lecture des témoignages de longues minutes d’angoisse ont été imposées aux participants du Carnaval, pourquoi?

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