Chronique d’une mort annoncée

Une mort ? Comme vous y allez ! Non, pas une mort physique, bien sûr mais la mort du petit commerce dans le centre-ville de Vias, ça oui !

Fin d'annéeLes fêtes de fin d’année battent leur plein. Le travail du Centre Culturel est  de très bon goût et attire les foules. C’est beau, ça fait une belle animation dans le centre de Vias.

Dans le centre de Vias ? Ah non !  Seulement dans le bas du village, autour de la Place de l’Église.

Si vous « montez » par la rue Général Leclerc vers la place du 14 juillet vous ne verrez pas un seul chalet d’artisanat. Et sur la place, si vous persistez, c’est le désert. Les courageuses enseignantes de l’Ecole Maternelle essaient péniblement d’attirer le chaland et les étals chassés de la Halle survivent en plein vent.

Quelle tristesse ! Cette place du 14 juillet qui était l’âme de notre village ne ressemble plus à rien.

Cerise sur le gâteau, il paraît qu’on va « fermer » la rue de la République le 22 décembre pour BÉTONNER l’intérieur de la Halle !!!! 3 jours avant Noël !!!! Au moment où les commerçants (Fleuriste, Écailler, Fruits et Légumes, Épicerie, Bars et Restaurants) font leur plus gros chiffre d’affaires…. ON FERME LA RUE !

Ce n’est pas une mort annoncée ça ???

Et en plus de cette mort effective, on ne pourrait même pas organiser des obsèques sur la Place de l’Église d’ici la fin de l’année tellement celle-ci est encombrée, les convois mortuaires ne pourraient pas passer !

18/12/2016

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6 réponses à Chronique d’une mort annoncée

  1. cassot dit :

    …et si on deplacait l eglise?

  2. Sam Démange dit :

    Suite aux travaux de la Halle, les commerçants dont le chiffre d’affaires va baisser seront en droit de demander une indemnisation à la mairie.
    Le bar de l’Europe, après les travaux du Boulevard de la Liberté, avait obtenu une indemnité conséquente de l’actuelle municipalité.

  3. Lo cigal dit :

    Bonjour Tristesse,
    ce matin, mardi vers 10h30…
    Un quidam allant de la porte St-Thjbéry à l’ancienne porte St-Jean a trouvé un village d’une tristesse rare.
    La place du 14-juillet : aucune décoration, une musique rachitique chuintant de quelques hauts-parleurs, des commerçants désespérés.
    Les alentours de la place de l’église : des blocs de béton avec leur emballage cadeau complètement déchiré, un sol jonché de papiers blanc sale (de la vraie-fausse neige ?), des chalets fermés…
    La tristesse était au rendez-vous…

    • Marief dit :

      La tristesse n’est pas seulement générée par la maladresse des agencements. Elle est le fruit d’une fatalité : les Capulet et les Montaigu, constituent une population coupée en deux et sont incapables, non seulement de se parler, mais de vivre en bonne harmonie pendant sept ans, d’une élection municipale à une autre.

      Comme pratiquement personne ne se renseigne à l’aide d’Internet, de lectures ou tout simplement en bavardant avec des antagonistes susceptibles d’apporter un éclairage différent, afin de se faire une opinion personnelle, honnête et juste sur telle ou telle question, chaque équipe politique se range derrière sa tête de file dont elle soutient mordicus les idées sans se poser de questions. Ce que l’on peut comprendre puisque si quelqu’un osait avoir le front de risquer un avis contraire au chef de file, il se ferait aussitôt qualifier haut et fort de traitre !

      L’ambiance du village est le reflet de vieilles querelles ancestrales, d’une guerre des clans, qui ne se limite pas à la période électorale mais qui dure toute l’année et, ce, depuis…..toujours ?! Le quidam inconnu croise en général davantage de regards méfiants et fuyants que de sourires, plus d’attitudes peu avenantes qui l’incitent à poursuivre son chemin en silence qu’à bavarder ici et là de façon impromptue. Mais la plupart du temps, comme on peut le vérifier ces temps-ci, il ne croise personne, les indigènes préférant rester chez eux, ou faire leurs courses ailleurs, que croiser avec désagrément un ou des membres de l’autre clan !

      C’est sur les commentaires d’articles que l’on vérifiera cette explication : aucune discussion contradictoire n’y est possible sans se faire aussitôt insulter ou peu s’en faut, sans que des trublions ne viennent faire dévier le sujet traité vers celui qui l’énonce afin de porter sur lui un jugement de valeur à l’emporte-pièce dans le but, à la fois de le faire taire et de clore un sujet que l’on ne sait/peut pas défendre !

      Une question que se posent volontiers « les estrangers » (comme on appelle péjorativement les arrivants postérieurs aux réfugiés de la guerre d’Espagne !) : cette manière vaguement psychopathe de se comporter et de vivre est-elle curable ou héréditaire ?

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