Découvertes archéologiques EXCEPTIONNELLES !

Connaissez-vous le cimetière paroissial, appelé aussi cimetière médiéval, de notre village ?

En 2016 ...

En 2016 …

 

VIAS possède un lieu peu connu, quasiment abandonné aujourd’hui aux chiens qui vont y faire leurs crottes, amenés par des propriétaires indélicats.

 

Vue du cimetière en mai 2002

Vue du cimetière en mai 2002

 

 

 

 

 

 

Pourtant, il y a quelques années, il était parfaitement entretenu comme en témoigne la photo de mai 2002 ci-dessus.

Situé à l’Ouest de l’église, sous la rosace de cette façade, cette petite parcelle de 391 m2 est ce qui reste du cimetière paroissial qui a été actif jusqu’en 1840 environ. La parcelle originelle, que l’on retrouve sur le plan cadastral de 1823 occupait environ 1200 m2.

Plan cadastral 1823

Plan cadastral 1823

 

Parmi les projets de la majorité municipale, projets pharaoniques et fort coûteux pour nos impôts, il en est un qui concerne le pourtour de l’église et entraîne la disparition pure et simple de ce terrain. Heureusement, des fouilles ont été réalisées par l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) en juin dernier et validées par le Service Régional d’Archéologie sous forme d’un rapport circonstancié que VIAS, MON VILLAGE a pu consulter lors d’un rendez-vous dans ses locaux de Montpellier où nous avons été accueillis de façon remarquable et avons obtenu les réponses à nos préoccupations sur ce patrimoine viassois.

Ce cimetière ayant été actif jusqu’au milieu du XIXème siècle, cela signifie que s’y trouvent les sépultures des aïeux  de nombreuses familles viassoises. C’est donc à la fois un lieu patrimonial et un lieu mémorial. Lieux qu’il faut préserver et mettre en valeur comme il l’avait été, ce que ne fait absolument pas le projet iconoclaste de la majorité municipale : un coup de bulldozer et le cimetière paroissial disparaît à jamais !

Pourtant, qu’ont trouvé les trois archéologues venus fouiller le site ? 

Des trésors de mémoire ! La surface fouillée a été de 47 m2 soit environ 12 % de la surface totale du cimetière, qui est de 391 m2. Les fouilles sont allées jusqu’à une profondeur de 3 m, c’est-à-dire en dessous du niveau actuel du parking situé au Nord (Espace Danielle-Mitterrand) et sous les fondations de l’église. Construite entre 1394 et 1424, il apparaît et il se confirme par ces fouilles, que le mur Ouest a été bâti sur les remparts et qu’en conséquence l’arasement du cimetière médiéval pourrait mettre en péril la structure même de l’édifice. Et c’est très certainement pour les mêmes raisons que ce que l’on appelait autrefois « le petit cimetière » a été conservé intact, alors que l’autre partie, plus au Sud, a disparu lorsque la place de l’église a été aménagée au début du XXème siècle.

Ces fouilles, limitées comme on l’a vu à une petite surface, ont mis à jour 26 sépultures datant pour les plus anciennes du Xème siècle, autour de l’an 950 donc, et bien antérieures à la construction de l’église. Certaines sont d’ailleurs enfouies sous les fondations et, au niveau le plus bas, sont apparus des tessons de céramique datant du Haut-Empire romain (IIème ou IIIème siècle).

 Le résultat des fouilles est exceptionnel en ce qu’il confirme l’occupation des lieux et par conséquent l’existence du village avant l’an mil, ce qui, jusqu’ici, n’était mentionné que par le cartulaire d’Agde en 986. Conservé tel quel, le cimetière paroissial pourrait également révéler le mystère lié à l’existence d’une église précédente détruite en 1286 lors de l’invasion de VIAS par les troupes du roi d’Aragon.

 Enfin, compte tenu des constatations récentes, il apparaît absolument essentiel de conserver et protéger ces lieux, du fait également que toutes les archives médiévales de VIAS ont totalement disparu au fil des siècles.

Carte postale 1905

Carte postale 1905

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3 réponses à Découvertes archéologiques EXCEPTIONNELLES !

  1. Pangloss dit :

    Bravo pour cet article si bien documenté et incontestable. Va-t-on détruire ce morceau si précieux de notre histoire?
    Le projet de la municipalité actuelle qui veut le raser tient-il compte de tous ces trésors enfouis? Et a-t-on réfléchi à la force de la tramontane qui va s’engouffrer dans cette brèche et balayer la place du 11 novembre? On a pu voir, lors de la cérémonie commémorative de vendredi dernier ( vous savez, lorsque le premier magistrat de la ville a remercié un Maire honoraire ancien en oubliant volontairement son prédécesseur, Maire honoraire lui aussi) que le vent posait un réel problème de sonorisation…..

  2. Lou Cigal dit :

    Cet article que l’on peut qualifier d’objectif et de documenté, devrait être porté à la connaissance de toute la population pour qu’elle soit informée de la réalité des choses. Il ne s’agit d’entrer dans une polémique stérile mais d’exiger de nos élus qu’ils prennent en compte cette réalité archéologique qui ne souffre aucune contestation. Les plus anciennes familles viassoises (celles vivant au village depuis le 17me siècle) ont certains de leurs ancêtres dans cette partie du cimetière paroissial ; ces personnes ont droit à notre respect et ne peuvent être sacrifiées à des projets d’urbanisation incohérents.
    Que la municipalité, soucieuse de ses administrés, mette en place une concertation avec les personnes et les associations intéressées et que la transparence soit une vertu cardinale !

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