Un curieux tuyau (suite)

Le mystère est en partie résolu : La passe à civelles du chenal du Clot de Vias
Passe à civellesEntre le canal du Midi et la mer Méditerranée, à l’endroit où la distance entre les deux est la plus réduite (environ 1,5km), il a été creusé, en 1994, un chenal reliant le canal à la mer. Pour éviter les remontées d’eau salée dans le canal, le chenal a été équipé d’un barrage anti-sel dont le clapet automatisé empêche les remontées d’eau salée.
Ce chenal a deux objectifs : l’un est de limiter les effets des crues de l’Hérault, mais pour cela il faudrait que son débit d’écoulement soit de 300m3/h vers la mer, alors qu’actuellement le débit est quasiment nul du fait de l’ensablement au niveau de la plage du Clôt ; l’autre est de maintenir le niveau des eaux dans le canal du Midi. Mais il a été constaté que ce barrage constituait un empêchement au retour des civelles (alevins d’anguilles) de la mer vers le canal et les rivières affluentes.

VmV_Farinette_passage_civelles_chenal2Pour faciliter le passage des civelles vers le canal, le barrage anti-sel a été équipé d’une passe à poissons consistant en  un chenal de contournement souterrain équipé d’une rampe à brosse sur sa partie terminale (voir les photos jointes). Ce dispositif, mis en place par l’Agglo Hérault-Méditerranée, est ouvert de novembre à mai et suppose un entretien annuel pour éviter la prolifération d‘algues.

Les photos prises le mois dernier (voir article précédent) montrent bien que l’entretien n’est pas assuré et que les algues prolifèrent avec les odeurs conséquentes.

Tout comme le chenal dans sa partie maritime dont l’ensablement pose problème, même s’il permet aux vacanciers de passer du Clot à la Tamarissière, ce passage de civelles n’est pas maintenu en état ce qui induit les odeurs nauséabondes ressenties.

17/08/2016

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