Et si nous parlions un peu finances communales …

Laissons de côté l’ironie mordante, la moquerie acide et l’humour caustique que nous employons souvent à VmV pour vous informer et critiquer les actions de la majorité municipale actuelle. Cela nous vaut, de la part de certains supporters inconditionnels du maire, des agressions, des insultes sur la page facebook jusqu’à être traités de « séniles » et même de « touristes » ! Ce qui est un comble quand tout le monde sait pertinemment que l’économie de la ville est essentiellement le tourisme. Mais, bon, ne nous mettons pas au niveau de ces quelques personnages qui n’ont jamais le moindre argument construit pour défendre cette brave majorité qui est à la fois silencieuse, unanime et irresponsable.

Occupons-nous des finances de la commune. Nous allons vous montrer l’état des finances de Vias en vous informant sur une période de plusieurs années, en fait de 2008 à 2017. Et nous allons nous centrer sur la situation de la dette communale.

Petit rappel de comptabilité publique : le budget de la commune est composé de deux sections, l’une de fonctionnement, l’autre dite d’investissement. Le fonctionnement comporte toutes les dépenses liées aux salaires, aux consommations d’eau, d’électricité, de papier (et nous à Vias, pour la com’ de la majorité municipale, il en faut du papier glacé en quadrichromie !), le téléphone etc etc…  Pour 2018, cette section se monte à 9, 570 millions d’Euros, nous y reviendrons à un autre moment. Pour l’investissement, ce sont tous les projets qui vont rester comme les voiries, les constructions. Cette section peut comporter des emprunts pour équilibrer dépenses et recettes. Pour 2018, ce ne sont pas moins de 10,119 millions d’Euros qui  sont prévus dont 8,900 millions d’Euros d’emprunts !!!  Heureusement que ce sont des emprunts virtuels (dits d’équilibre) mais pour mener à bien certains projets de la majorité municipale, il va bien falloir emprunter. En 2017, cette majorité municipale a voté unanimement (4,108)* 3,700 millions d’Euros d’emprunts. Et les emprunts, tout le monde sait ça, il faut les rembourser sur plusieurs années. Pour Vias, les emprunts souscrits en 2017 vont courir jusqu’en 2038, donc ils vont endetter la commune pendant 20 ans.

Revenons sur le passé financier de Vias. Il faut toujours se référer à l’histoire pour ne pas répéter les erreurs.

En 2008, « l’encours de la dette » était de 6,656 millions d’Euros. Cela signifie en clair que la commune devait cette somme aux banques ; par habitant cela représentait 1325 euros. C’étaient des emprunts souscrits par l’ancienne municipalité battue aux élections de 2008. Le Préfet de l’époque  avait enjoint au nouveau maire, élu donc en 2008, de redresser les comptes de la commune. Déjà, la mise sous tutelle n’était pas loin.

C’est donc grâce à la municipalité de M Monédéro, et à sa gestion responsable, qu’au fil des ans l’encours de la dette a baissé régulièrement : 5,2 millions d’euros en 2011, 4,2 millions en 2013 et enfin, 3,8 millions d’euros en 2015 (ce qui représentait 709 euros par habitant).

Et avec la nouvelle municipalité, élue en 2014, nous sommes revenus à 6,172 millions d’euros en fin 2016. Si on ajoute la somme empruntée en 2017 : +3,7 millions d’euros, qu’on retranche l’annuité de remboursement : environ -500 000 euros, nous devrions avoir une dette, fin 2017, atteignant quand même le record historique de plus de 9 millions d’euros ! (Ce qui représenterait plus de 1600€ par habitant). Du jamais vu à Vias car le précédent record était de 7,145 millions d’euros en 2007 …

Et nous ne parlerons pas de la situation du fonds de roulement (l’argent en caisse à un instant “T”) : -513 000 euros fin 2016 (vous avez bien lu : le fonds de roulement est négatif) contre +3 968 000 euros fin 2014.

Inutile de faire des discours avec effets de manche et trémolo dans la voix : la réalité est catastrophique. Un de ces jours, le préfet va siffler la fin de la récréation et cela va faire drôle, aux supporters inconditionnels de la majorité municipale peut-être, au contribuable viassois sûrement.

(Tous ces chiffres sont extraits du site officiel du ministère de l’économie sur les finances des collectivités locales https://www.impots.gouv.fr/cll/zf1/communegfp/flux.ex?_flowExecutionKey=e1s4&_eventId=chiffrescles&critereDeSelection.nomCol=VIAS )

(08/02/2018)

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Hommage à Daniel Dussutour

20170109-cave_cooperative_danieldusssutourHier, très nombreux étaient les ami(e)s et proches de Daniel Dussutour à venir soutenir sa famille et l’accompagner vers sa dernière demeure. C’est Jean-Louis Cuq, ami de toute une vie et sous le coup de cette brutale disparition qui a eu la lourde tâche, malgré son immense tristesse, d’évoquer en quelques mots la vie de Daniel. Il a bien voulu nous confier son hommage et accepté que nous le publiions.

« A Daniel, le papa, l’ami.

Il est bien difficile d’évoquer en quelques mots la vie de Daniel tant elle fut riche à bien des égards. C’est de mémoire, sans référence précise, que je vais maintenant retracer certains de ses parcours, de ses activités et de son caractère. 

C’est dans sa grande maison familiale de Vias, dans laquelle il a toujours vécu, qu’il passa une jeunesse heureuse. Sa maman Marie-Louise, son papa Roger, sa tante Jeanne veillaient avec amour à son éducation. Son papa travaillait à Béziers et faisait le trajet matin, midi et soir au volant d’une Dauphine. De là naquit en grande partie son intérêt pour les voitures. Les dimanches, Roger nous amenait voir jouer l’ASB à Sauclières, ou encore visiter le port de Sète et ses bateaux en transit, et bien d’autres choses encore qui éveillaient notre curiosité. En septembre 1959, après une visite de Lourdes, il nous fit découvrir les Pyrénées et ses magnifiques cols que la Dauphine grimpait vaillamment. L’amour et le respect que Daniel portait à sa famille étaient exemplaires. Son papa Roger disparut très jeune ; Daniel veilla alors avec grand soin sur sa maman Marie-Louise et sur sa tante Jeanne.

En quelques mots, quelle fut sa vie professionnelle ? Après de brillantes études, il devint œnologue et travailla dans l’entreprise de vente de vins Skalli à Sète. Il faisait tous les jours les trajets. Ayant envie d’une vie active d’avantage en rapport avec ses aspirations, il intégra, après concours, les services de la Direction Générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Affecté à Montpellier, ses connaissances techniques, historiques, mécaniques de l’automobile ayant été rapidement identifiées, il fut, entre autres, chargé de gérer tout ce qui dans son service concernait l’automobile au sens le plus large du terme. Daniel était un homme de dossiers qu’il constituait avec intelligence, rigueur et efficacité mais aussi un homme largement ouvert à la discussion.

Sérieux, méticuleux, travailleur souvent acharné, Daniel a été très apprécié par ses collègues de travail.

Il habitait un petit appartement à Montpellier mais faisait très souvent le trajet, en train ou en voiture, Montpellier-Vias. C’est ainsi qu’il amena la Renault 21, achetée avec un faible kilométrage à un de mes collègues de l‘Université, à plus de 500 000 km.

Pendant de nombreuses années, il a passé ses vacances d’été dans une caravane qu’il installait sur son terrain en bord de mer tout près du Libron, caravane qu’il y amenait avec son tracteur. Il y invitait ses amis à des grillades et leur proposait, avec son bateau, des promenades en mer ou sur le Libron.

Quels sont les traits de caractère qui transparaissaient chez Daniel ?

A n’en pas douter, Daniel était un passionné.

Passionné par les voitures (Renault surtout), passion qu’il amplifia au contact de son ami René Briffa, longtemps garagiste. Il animait des associations de propriétaires de véhicules anciens. Sa collection de voitures et d’un autocar est impressionnante. Il a conservé les Dauphines et la R8 de son papa, a acquis une R8 Gordini et une magnifique Berlinette Gordini. Pour son usage quotidien il utilisait une Super 5 ou la R21 blanche aux 500 000 kilomètres.

Passionné par les transports ferroviaires. Il était engagé activement dans des actions d’opposition à la fermeture de gares, de lignes.

Viassois de cœur, il se sentait profondément concerné par tout ce qui fait la vie du village. Entre autres dossiers on peut évoquer:

–       La construction du rond-point à l’entrée du village voilà déjà plus de 20 ans. Il s’opposa à l’abattage des magnifiques platanes plus que centenaires qui marquaient l’entrée du cours complémentaire en proposant, avec la validation par les services de la Direction départementale de l’équipement une alternative de conception du rond-point qui permettait de conserver ces arbres riches d’histoires.  Action sans suite, les arbres ont disparu.

Parmi ses autres préoccupations comment ne pas évoquer

–       Farinette (Vias plage), la côte ouest, l’aménagement littoral, l’érosion

–       L’aménagement des halles, de l’environnement autour de l’église Saint Jean-Baptiste.

–       La viticulture à la base de l’économie de notre village voilà plus d’un siècle. Il avait été élu président de la cave coopérative et la diminution inéluctable de la production ne cessait de le préoccuper. Il faisait tout pour conserver la coopé de Vias.

Toujours respectueux dans ses engagements, Daniel était un travailleur acharné.

Attaché aux valeurs humaines et au respect des règles, d’une grande gentillesse, serviable, réservé, secret, Daniel a toujours été fidèle en amitié.

Daniel était profondément attaché à son passé et à l’histoire.

Daniel gérait par ailleurs avec compétence de nombreux biens patrimoniaux.

La brutalité de la disparition de Daniel nous laisse abasourdis et constitue un grand vide. 

A sa fille, à tous les siens, je présente mes plus sincères condoléances.

Adieu Daniel, repose en paix. »

Jean-Louis CUQ

La cérémonie s’est terminée au son des paroles de la chanson de Serge Lama, la préférée de Daniel  « Et puis, on s’aperçoit » qui se termine par  « …. Alors, on meurt n’importe quand… »

Vias – Chambre funéraire le 6 janvier 2017

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L’eau, enquête nationale

192€ pour une consommation d’eau de 28M3.

256€ pour 33M3.

343€ pour 63M3.

Voilà quelques exemples de factures reçues en 2017 par les familles viassoises.

Le prix de l’eau est excessif à Vias depuis l’abandon de la gestion en régie municipale au profit d’une délégation à une entreprise privée. Et le prix de l’eau pourrait exploser dans les prochaines années ! Pour comprendre cette situation, il suffit de se reporter aux précédents articles parus dans le blog de Vias mon village, en particulier « Cher, très cher robinet » et « Eau…les factures…un espoir ». (https://wp.me/p7HRoh-k9 et https://wp.me/p7HRoh-tL )

L’eau est un élément indispensable à la vie mais son prix actuel pèse très lourdement dans le budget des familles. A l’évidence, un changement s’impose…

L’Union Fédérale des Consommateurs (U.F.C.) Que Choisir lance un appel à témoignages concernant le prix de l’eau (voir encart). Les conclusions de cette enquête nationale permettront d’intervenir auprès des pouvoirs publics afin que des mesures réglementaires améliorent la gestion de l’eau et définissent son juste prix.

Vias mon village s’adresse aux Viassois, tous soucieux de la défense de leurs intérêts, en leur demandant de participer largement à l’enquête de l’U.F.C. Que Choisir.

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Le Beffroi

Voilà bientôt 1 siècle et demi que du haut de mon perchoir je veille, je surveille et j’observe les Viassoises et Viassois et la vie de notre commune.

J’y ai vu les situations les plus diverses la tristesse lorsque nos jeunes partaient pour un voyage au retour incertain (il y a 100 ans de cela);

J’ai connu l’euphorie de la vigne et du « gros rouge qui tâche », mais aussi le désarroi et la colère du phylloxéra et de la crise.

J’y ai entendu les bruits de bottes et les privations.

Les périodes de vaches maigres furent nombreuses.

Les « gavaches » descendaient de leurs montagnes pour venir faire « la saison” ; certains sont restés, beaucoup sont revenus plus tard, parfois leurs enfants voire leurs petits enfants ou arrière-petits-enfants ont fait le choix de s’installer dans notre village.

J’ai pu voir arriver des populations cherchant refuge pour motifs idéologiques ou économiques ; Espagnols, marocains ou autres ils apportaient à Vias les « bras » qui faisaient défaut ; Ils ont contribué à construire notre Village.

Dès le début des années 60, les rapatriés d’Afrique du Nord se sont établis dans notre village, ils y trouvaient alors la mer et un peu du soleil qu’ils avaient perdu.

J’ai vu aussi arriver, dès les années 50, les premiers estivants, ils venaient « du nord », du froid » à la recherche de notre soleil, de nos plages, de notre mer.

Tous ces gens-là n’ont pas toujours fait l’objet d’un accueil chaleureux de la population Viassoise, mais aujourd’hui ce sont eux les Viassois. De quelle origine qu’ils soient, quelle motivation que soit leur arrivée à Vias. Aujourd’hui ils sont le peuple de Vias, tous sans distinction d’idéologie ni de condition.

Du haut de mon perchoir je me réjouis de voir un tel patchwork à mes pieds.

Le comportement de nos édiles ne m’a pas toujours enthousiasmé, de nombreux Viassois partageaient alors cette opinion.

J’ai pu voir l’immobilisme total, le refus d’aller de l’avant, de toute évolution.

Y a succéder l’affairisme qui plaçait l’évolution de la commune entre quelques mains souvent avides et parfois cupides.

Vias a aussi connu des périodes d’avancées sociales, de paix et de mise en commun des richesses de la ville dont bénéficiaient alors les plus démunis.

Mais la gabegie, la pagaille, l’incohérence et l’amateurisme comme ces dernières années ; c’est pour moi une douloureuse découverte.

Du haut de mon perchoir, par-dessus les toits je vois et j’entends ;

Il y a une cinquantaine d’années, j’entendais le garde champêtre qui transmettait à la population les messages importants.

Il y eut ensuite le Bulletin municipal qui se faisait l’écho de la pensée de nos élus, traditionnellement une place y était laissée aux voix divergentes. L’opposition s’y exprimait.

Aujourd’hui pour m’informer j’ai dû évoluer et me mettre à l’ère numérique et apprendre à surfer sur les pages Face Book et les sites de la mairie et de l’agglo.

Mais, je lis aussi le Magazine Municipal, un agent de propagande exclusivement au service de nos élus de la majorité, essentiellement de leur chef tout puissant. Je n’y perçois aucune note discordante. Le droit à l’expression des oppositions y sont réduits à la portion congrue. Le minimum légal et avec une interprétation optimale et orienté des textes en vigueur.

En bref, à Vias l’abandon de la démocratie : ça c’est fait !

Je vois des chantiers ouverts sur l’ensemble du territoire de la commune et des affiches « propagandes » affirmant ça c’est fait ! et pourtant je ne vois pas beaucoup de chantiers terminés…

Mis à part l’aménagement du Parking des écoles conduit en un temps record pour recevoir l’élection de Miss Languedoc, ça c’est fait !

La destruction du mur de la Vigneronne, non programmé dans la campagne électorale et n’ayant fait l’objet d’aucune consultation populaire. Ça c’est fait !

L’arrachage des tilleuls de la place des arènes, laissant les bancs en plein soleil. Ça c’est fait !

L’arrachage des arbres en centre-ville des placettes rue des remparts et leur bétonnage : ça c’est fait !

La régression des actions sociales : ça c’est fait !

L’accès toujours plus onéreux, les rendant inaccessibles à certains, à la cantine scolaire et au centre de loisirs : ça c’est fait !

Mais les grands projets annoncés à grand renfort de communication et d’informations parfois erronées ça c’est pas fini !

Les halles rénovées, et tristement fermées par des grilles, attendent toujours, la pose des étals justifiant l’aménagement de réseaux secs et humides sous le carrelage en pierre de basalte : ça c’est pas fini !

Le Boulevard Gambetta, si souvent annoncé terminé, est encore en attente de son achèvement : ça c’est pas fini !

Les grands travaux à Vias Plage – vous remarquerez que depuis la  » montée en gamme » de notre tourisme on ne dit plus Farinette- Donc, l’aménagement de l’Avenue de la Méditerranée qui devait être menée tambour battant et terminé en 2019 lors de la présentation initiale à l’Ardaillon, A ce jour nous voyons l’objectif de l’aménagement de la portion entre le chemin des Rosses et l’Avenue de la Plage qui devrait être en avril 2018, une route de contournement ouest a été revêtue de bitume. Ça c’est pas fini !

L’aménagement de la Plage côte Ouest ça c’est pas fini !

Le renforcement de la sécurité par la pose de caméras de surveillance performantes et l’installation d’un centre de Surveillance, si souvent évoqué, fréquemment « vendu » mais jamais réalisé. ça c’est pas fait

Les finances de la commune semblent aussi bien gérées. Pas d’augmentation, des impôts locaux durant le mandat. Mais tout de même une pression fiscale sensiblement accrue sur les Viassois. : ça c’est fait !

Il est vrai que si toutefois les finances de la commune sont dégradées, je n’apprendrais rien aux Viassois en leur disant que c’est la faute de l’Ardaillon, aux dettes laissées par la municipalité précédente et à la diminution des dotations globales de l’Etat, mais assurément pas à l’augmentation des frais de fonctionnement et des charges de salaires ….

Par les toits et les fenêtres filtrent de nombreuses conversations confidentielles dont ici je ne saurais me faire l’écho. Je craindrais trop de m’exposer à des mesures de rétorsion et être ainsi la prochaine victime de projets farfelus.

Si je déplais, il peut-être décidé en haut lieu, dans le cadre d’un projet futuriste du centre-ville de Vias de mon remplacement par une Tour de Verre que l’on pourrait alors reliée, au-dessus des toits, par une passerelle, du même « métal », à l’Hôtel de Ville offrant ainsi aux touristes une image de Vias au siècle du futur…

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Je suis viassois, comme nous tous …

Né à Montpellier, ce n’est qu’au début des années 80 que j’ai posé mes valises à Vias pour prendre le poste de facteur et durant près de 30 ans j’ai sillonné les routes de Vias réalisant un peu moins de 10 fois le tour de la terre sans jamais quitter la commune ! Investi dans les associations locales (Rugby, Danse, Cyclotourisme, Tennis) ou à Agde (Athlétisme), Il n’était pas rare, à l’époque de prendre avec mon épouse, chacun une voiture pour accompagner au stade bon nombre de jeunes du village. Fervent défenseur du service public, j’ai toujours eu à cœur de servir les habitants, celles et ceux que j’aimais appeler les « usagers » sans me soucier de leur étiquette, leur appartenance ou leur identité, qu’ils soient viassois de souche, « importés » ou vacanciers. Ainsi, certains ont été, sont ou seront élus municipaux, chargés d’association ou simplement résidents ; certains font partie des trentenaires d’aujourd’hui et il est fort possible que je les ai vus naître et grandir au village…

En 2014, j’ai participé à la campagne des municipales pour saluer le bilan de l’équipe municipale précédente qui avait permis le désendettement de la commune, le début des aménagements urgents d’infrastructures (voirie, éclairage, réseaux, scolaires), la rénovation du parc automobile et des locaux communaux, l’accessibilité des personnes âgées ou à mobilité réduite, la sécurité (vidéo surveillance, ralentisseurs,..), la solidarité (logements sociaux, gestion égalitaire du personnel …), la programmation culturelle et le soutien au dynamisme associatif. En bref, améliorer le quotidien de toutes et de tous, de tous âges et de toutes cultures, sur tout le territoire de Vias, était l’objectif et la devise pouvait être « Mieux vivre ensemble ».

Depuis 2014, la nouvelle majorité a surpris dans son comportement et dans ses initiatives. Déjà pendant la campagne, nous avions reçu, dans nos boites aux lettres, des prospectus critiques et parfois faux sur la gestion de l’équipe municipale précédente. Son aversion contre la salle des spectacles en a fait un argument de campagne disproportionné alors que cette salle est devenue désormais, grâce à une programmation variée, un fleuron de la culture bien au-delà du département. Les artistes, le personnel et les utilisateurs, dont le Président de l’Agglo ne cessent de le répéter.

En trois ans et depuis les élections, l’équipe majoritaire qui, le jour de son investiture annonçait qu’elle « serait élue de tous, sans distinction et, ce, au service de l’intérêt général » semble ne pas se soucier qu’une commune est le plus petit  espace démocratique qui doit préserver l’intérêt de l’essentiel « l’être humain ». L’espace réservé aux groupes d’opposition se limite à une demi-page au dos du magazine municipal. Des projets pharaoniques nous sont promis et des études de projet qui nécessitent des emprunts, des pans du patrimoine Viassois sont ébranlés, des subventions d’association sont revues à la baisse, des agents municipaux sont déplacés brutalement de service alors qu’ils devaient être « protégés, respectés, mis à l’abri du changement de municipalité », les charges de personnel sont en augmentation…

Ces constatations faites peu de temps après les élections ont abouti à la création de Vias mon Village. Des personnes soucieuses de l’avenir de leur village se sont retrouvées et ont décidé, bénévolement, de tenter de fournir aux résident(e)s viassois(e)s un espace de communication et d’information. Bien sûr, l’association qui en est issue, n’est pas à la solde de l’équipe de la majorité municipale, bien sûr aussi les membres qui en font partie ne sont pas élus dans l’opposition mais chacun(e) peut librement y intervenir. Je revendique faire partie de cette association parce que je revendique le droit d’être inquiet pour ma commune et, pour les raisons évoquées dans le premier paragraphe de cette publication, je revendique le droit d’être viassois. Contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là,  la plupart des membres de notre association sont, comme moi, natifs de Vias ou pas, y résident depuis de nombreuses années ; ce ne sont pas des « touristes », ils ne sont pas séniles et ne méritent en aucune manière d’être qualifiés vulgairement ou déconsidérés. Et quand bien même, ils ne rempliraient pas ces critères,  ils aiment leur village et tous ceux qui s’y arrêtent et ont sans doute une vision assez prévoyante de son avenir.

Comment ne pas être agacé par cette capacité à ne pas informer sur les coûts précis des projets structurants ? Comment ne pas s’étonner que ces projets reposent sur des images non contractuelles plutôt que sur des plans fiables ? Comment ne pas s’inquiéter sur les financements de ces projets sans engagement ferme des collectivités ?

Les publications de Vias mon Village ont traité de sujets qui ont touché la population et qui apportaient un complément d’informations. Ça a été le cas pour l’eau et l’assainissement dont la gestion nous a semblé être confiée prématurément à Suez, ce qui a eu les conséquences que nous connaissons et que nous continuons et continuerons à constater. D’autant que le gouvernement semblerait vouloir faire marche arrière en permettant aux communes de s’organiser elles-mêmes !!!

Ça a été le cas pour le cimetière, pourquoi vouloir déplacer un lieu de mémoire où reposent paisiblement des viassois ?

Ça a été le cas de la halle, où sa fermeture est encore contestable et surtout semble ne pas être possible.

Plus récemment, ça a été le cas pour le referendum où, si on pouvait se féliciter de voir enfin des travaux dans le boulevard Gambetta, on devait se poser la question de leur faisabilité.

C’est le cas pour tous les investissements énormes qui endetteront notre commune à long terme et qui auront forcément des répercutions sur les impôts de demain. Sans être expert et en bon gestionnaire de famille, on n’emprunte pas au-delà de sa capacité de remboursement et si on en prend le risque, c’est l’héritier qui devra assumer le remboursement et, en matière communale, c’est l’équipe municipale qui suit qui est concernée mais aussi l’ensemble des habitants. De la même manière, n’y a-t-il pas un risque à anticiper sur les aides publiques alors qu’on se plaint de leur baisse ?

Que faut-il retenir de tout ça ? De nos jours des moyens de communication existent et permettent de redonner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas ou qu’on voudrait qu’ils se taisent. Vias mon Village n’est pas parfait, mais est sincère et, du haut de son inexpérience il tente de faire vivre la démocratie et partage la même passion, pour son village et je serai tenté de dire, pour son porte-monnaie !

Quand on parle de « passion », on voit, à travers publications, commentaires, échanges et autres déclarations, s’exprimer des personnes de tout bord qui sont remplies de passion et c’est bien. Mais il ne faut pas que ces passions débordent vers le fanatisme et vers la violence verbale ou autre. Ces débordements quels qu’ils soient sont condamnables et les insultes ou les mots malveillants sont une atteinte grave à la libre expression. Entretenir ces comportements, est tout aussi répréhensible, chacun doit donc veiller à contenir les plus passionnés d’entre nous.

Il faut aussi se satisfaire des espaces de communication et d’échanges pour redonner la vue à celles et ceux qui semblent atteints de cécité ou aveuglé(e)s par les paillettes éphémères qui ne tarderont pas à s’éteindre.

Soyons vigilants à ce que notre « maison commune » demeure au cœur du village et au service de ses habitant(e)s.

« Les peuples qui ne réfléchissent pas sur leur passé sont condamnés à le revivre …. » (George Santayana)

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Bilan de mi-mandat ou bilan en demi-teinte ?

Nos boîtes à lettres, au milieu d’un fatras de pubs commerciales, ont reçu un document émanant de la mairie et intitulé : « Bilan mi-mandat 2014-2017 », avec les verbes « Créer, Agir, Gérer » et l’exergue « 3 ans de mandat à votre service ». Vraiment tout un programme …

Passons sur ce bulletin publicitaire dans sa dimension technique. 48 pages sur papier glacé en quadrichromie avec une profusion de photos, images de synthèse en 3D (mais non contractuelles), des graphiques, des courbes, des histogrammes et bien entendu des textes qui sont tout autant de louanges à la gloire de la majorité municipale et de son chef dynamique qui œuvrent depuis trois ans pour le bien-être et le bonheur de toutes les Viassoises et les Viassois sans ménager leur peine et les finances communales. Bon, d’accord, c’est un peu vulgaire de parler de gros sous, mais, bon, ce sont quand même nos impôts qui sont concernés et n’oubliez pas le célèbre adage : « les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain », et demain n’est sûrement pas très loin.  Le tirage étant de 3500 exemplaires, cela nous amène à quelques dizaines de milliers d’euros ! Mais, enfin, vous n’allez pas chipoter !

Si nous passons à la dimension politique de ce machin publicitaire, force est de constater que le slogan municipal « çà, c’est fait » est à nuancer fortement. Quelques exemples : le boulevard Gambetta : « çà, c’est pas fini », il n’y a toujours pas d’enrobé, bien que le précédent bulletin affirme le contraire : suffit d’y passer pour se rendre compte, mais la rédactrice en chef du bulletin ne doit pas souvent se trouver dans les rues de Vias. La Halle, dont nous apprécions la rénovation, mais pas les lourdes grilles inesthétiques, n’a toujours pas les étals pour les commerçants : « çà, c’est pas fini ». Autre point intéressant : les logements aidés (anciennement appelés logements sociaux). Si vous vous lancez dans la lecture de la page 12, prenez une calculette car entre les divers paragraphes, le nombre de logements sociaux-aidés est à géométrie variable. Seul chiffre exact : les 30 logements livrés du lotissement Bedos, opération initiée par l’ancienne municipalité… Sinon, vous avez 124 logements pour 2014-2017 (où sont-ils ?), 135 logements pour 2017-2019, le tout faisant 250 logements locatifs aidés.

Nous avons noté une innovation remarquable dans ce machin publicitaire : la commune a deux adjoints de plus dans l’équipe municipale ! Hé oui, on ne nous dit pas tout. Page 22, vous découvrez le tout nouveau adjoint à la sécurité grâce auquel on peut noter l’arrêt des cambriolages en 2016 (Certains propriétaires apprécieront l’ironie). Vous pourrez noter, dans ce chapitre sécurité, l’augmentation !!! des policiers municipaux mais plus encore, l’augmentation des véhicules de la police municipale : pendant une période de 2017, il y avait plus de véhicules que de policiers !!! A propos de sécurité, il est un point sur lequel nous pouvons nous attarder car significatif de l’incompétence de la majorité municipale actuelle. Dans leur programme en 2014, ils nous promettaient des caméras de vidéosurveillance sophistiquées et un centre de supervision urbain (CSU). Qu’en est-il aujourd’hui ? Rien, rien de rien. Ni caméras, ni CSU. Mais nous avons l’explication : toutes les subventions pour installer ces caméras ont été attribuées « aux villes hébergeant des matches de l’euro de foot 2016». Vous suivez ? Alors, comment expliquer que Bessan et Portiragnes, nos communes voisines, aient installé des caméras et un CSU en 2017 ? Alors qu’elles n’ont pas hébergé de matches de l’euro 2016 ! Tout simplement les édiles de ces communes ont à cœur de développer la sécurité de leurs concitoyens. Ils ont même trouvé les financements pour le faire. Petite réflexion amusante : vous avez vu les façades de la future Halle des Sports ? Elles sont couvertes de cannes de bambou dont le lot correspondant se monte à 140 000 euros. Largement suffisant pour installer des caméras de vidéosurveillance.  Esthétisme d’un côté, sécurité de l’autre.

Autre adjoint nouveau dans le paysage viassois : celui au tourisme qui écrit page 38.  Nous n’en dirons pas plus.

Pour terminer ce survol, essayons de nous y retrouver dans l’article sur les finances. Vaut mieux avoir une calculette et une boussole. Bien sûr, vous aurez droit au couplet sempiternel depuis 2014 : c’est la faute à l’Etat, c’est la faute à l’ancienne municipalité et c’est la faute à l’Ardaillon. Rien de bien nouveau sous le soleil financier. Sauf que le rédacteur du document (c’est sûrement le même qui a écrit tous les chapitres) s’est un peu emmêlé les pinceaux dans le budget d’investissement : il a été voté un montant de 10,119 millions d’euros au Conseil Municipal (avec plus de 8 millions d’emprunts d’équilibre) et le machin publicitaire indique 7.1 millions d’euros. Vous n’allez quand même pas chipoter pour 3 millions d’euros.  Heureusement que les dépenses d’investissement ne se feront pas intégralement en 2018, sinon il faudrait rajouter 8 millions d’euros à la dette du village !!!

Petit élément amusant : à la page 30 ; vous pouvez lire « … nous avons bâti de toutes pièces le théâtre de l’Ardaillon » et quelques mots plus loin « …il ne s’agissait pas d’une simple salle des fêtes ». Chacun appréciera.

En conclusion, disons que les maires de l’Agglo ont à cœur de réunir leurs administrés pour leur faire le bilan de mi-mandat de telle façon que ce soit un débat contradictoire, élément fondamental de la démocratie locale. A Vias, on vous balance 48 pages dans la boîte à lettres.

22/01/2018

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Sommes-nous encore dans l’Agglo ?

En parcourant le bulletin de l’Agglo, n°28, de janvier 2018, nous sommes en droit de nous poser la question iconoclaste qui forme le titre de cet article.

36 pages de papier courant, en quadrichromie et tiré à 35 000 exemplaires (ça doit coûter un bras à nos impôts). Mais, en le feuilletant, vous n’y trouverez aucune photo, aucune mention de notre « jeune maire si dynamique » qui pourtant, à ce qu’il paraît, est vice-président délégué au tourisme ; il est vrai que le président de l’office de tourisme communautaire est le maire de Pézenas depuis que notre office de tourisme viassois est devenu un bureau annexe de celui du Cap d’Agde. C’est une compétence qui pouvait être conservée jusqu’en 2020, mais c’est la faute (comme  toujours !!!) à la loi NOTRe.

En fouillant  bien  dans  le bulletin de l’agglo, on finit par trouver quelquefois le mot  « Vias ».

Page 8 dans la rubrique Antenne d’Agde pour les actes d’urbanisme (encore une compétence qui s’en va). Page 9, pour la permanence de la Maison de Service au Public, juste un bout de ligne. Dans la rubrique archéologie, pages 12 et 13, rien sur le travail accompli à la Maison du Patrimoine de Vias par Alain Morini et l’archéologue Céline Pardiés à propos de tous les vestiges trouvés sur le territoire de la commune. Page 22, une indication sur la réserve de Roque-Haute attribuée à Portiragnes. Page 25, juste quelques mots sur la restauration de la côte-Ouest de Vias qui est au point mort malgré les effets de manche lors de réunions publiques où on nous présentait cette restauration comme une œuvre extraordinaire : pour l’instant, c’est la catastrophe : seuls 900m de dune ont été construits et détruits par les coups de mer dans la foulée ! Depuis juin 2015, plus rien !!! Enfin, un tout petit Vias, pour Festa Vino, page 30.

Heureusement qu’une habitante de Vias, Hélène Planet remporte le grand prix jardin du concours des maisons fleuries 2017. Ouf ! L’honneur est sauf.

Pour terminer, et être exhaustif, remarquons que l’ancien maire, Richard Monedero, est cité dans l’article de la page 35 sur l’idée d’un permis de louer intercommunal.

La réponse à la question du titre est bien entendu positive, mais notre place est réduite à la portion congrue. Va falloir se bouger sérieusement et passer de la communication à l’action.

18/1/2018

 

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Lettre ouverte à M le maire

Monsieur le Maire,

La tradition veut que le mois de janvier soit celui  des vœux. A “Vias Mon Village” nous allons faire le voeu que 2018 soit l’année où un vent de Raison souffle sur la commune, un vent qui apportera le bien-être chez le plus grand nombre des Viassois.

La tradition veut aussi que janvier soit l’occasion de tirer les leçons du passé.

En 2017, Vous avez à diverses reprises, tenu à l’encontre de Vias Mon Village et de son Président d’alors, des propos erronés.

VMV a en effet demandé une entrevue auprès du cabinet de Présidente de la Région Occitanie, et ne s’en est jamais caché. Contrairement à vous, qui entreprenez de nombreuses actions “en cachette” pour ensuite placer les Viassois et les autorités de tutelle, devant le fait accompli. Dernière en date, vous annoncez en séance du Conseil Municipal du 18 décembre un mouvement de personnel et de nouveaux contrats CDD. Une opération de recrutement curieuse vu que le Tribunal Administratif a pris la décision d’annuler le contrat de travail de votre DGS.

Rappelons que cette démarche de la part de “Vias Mon Village” auprès de la Région avait pour seul objectif de lui transmettre une information juste, claire et de souligner l’aspect disproportionné de vos projets au regard des possibilités financières de la commune. Cela contrairement à vos affirmations de Maire si bien informé que vous êtes, ne pouvez l’ignorer.

Notre analyse, qui semble malheureusement se vérifier au fil du temps, est que la conjonction de la forte progression des charges de fonctionnement de notre commune, et la baisse annoncée depuis 2012 des dotations de l’état ne peut entraîner autre chose qu’une dégradation dangereuse des critères financiers de la commune.

La seule issue étant alors la mise à contribution des Viassois déjà sollicités dès 2017 par l’abandon de la Régie Municipale de la distribution d’eau potable.

Ainsi que “Vias Mon Village” l’a exposé dans une série d’articles d’autres solutions existaient plus respectueuses des intérêts des Viassois.

Mais celle que vous avez choisie présentait, pour vous, l’avantage de dégager une somme non négligeable (supérieure à 1.6 Millions d’€uro) pour équilibrer le budget de la commune. Cette somme était la propriété des Viassois, réservée pour les travaux de réfection et d’entretien du réseau d’eau potable. Vous avez détourné ces sommes de leur destination initiale pour équilibrer un budget que vous ne maitrisez pas.

Nous insistons sur le fait que depuis votre arrivée à la tête de la commune, afin de dissimuler vos difficultés d’équilibre budgétaires, vous avez utilisé les provisions constituées par votre prédécesseur pour le différend qui oppose la commune à VIA-TERRA (ZAC de VIAS Plage). Procès perdu, en cours de liquidation ce qui place Vias en grande difficulté lors des négociations avec l’aménageur de la ZAC Farinette et vous impose d’importantes concessions qui sont fortement préjudiciables aux intérêts des Viassois.

Depuis 2014 et à l’issue de toutes les années de votre mandat l’association des  contribuables a crédité la commune de la note de 0 alors que vous avez hérité d’une situation où la note attribuée à votre prédécesseur était de 15/20 contrairement à vos affirmations lors du Conseil Municipal du 30 novembre.

En souhaitant que 2018 soit l’année de prise de conscience pour tous.

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Vias parle de vélo

Il ne reste que quelques heures pour répondre  à l’enquête « Parlons vélo », il est encore possible de participer. D’ores et déjà, le nombre suffisant de réponse a été atteint, ce qui permettra à Vias d’être évalué. Les viassois imaginent un village cyclable pour circuler à vélo de façon plus agréable, plus sûre et pour contribuer au respect de l’environnement.

Au diable, les parkings, les bouchons et les référendum !

30/11/2017

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Référendum : désintérêt ou désillusion ?

Vias, mon Village a tiré les conclusions du scrutin du dimanche 26 novembre pour le référendum initié par la Municipalité :

2 électeurs sur 3 ne se sont pas déplacés, était-ce parce qu’ils n’estimaient pas la question judicieuse et parce qu’ils ne croyaient plus à un semblant de démocratie, se souvenant du peu de cas qu’on avait fait , en haut lieu, des 1200 signatures de la pétition contre la fermeture de la Halle ?

Était-ce parce qu’on leur avait fait croire que la transmission de la gestion de l’eau à Suez était obligatoire, alors que des communes voisines avaient impunément conservé leur régie municipale de l’eau ?

Était-ce parce que l’entretien de l’éclairage municipal, qui était, jusque là, assuré de façon compétente et rapide par les agents communaux, avait été donné à une entreprise privée ?

Toujours est-il que 2 votants sur 3 ont dit NON à la mise en sens unique des boulevards de la Liberté et Gambetta, de nombreuses réunions avaient pourtant tenté de renseigner les citoyens, avec projection de magnifiques plans.

Les Viassoises et les Viassois se sont-ils rendu compte que ces documents étaient tirés du PLU où le cabinet Indiggo avait clairement signifié que ce projet n’était pas réalisable ?

Se sont-ils souvenu que la réfection du Boulevard Gambetta avait été programmée et budgétée dès 2014, alors que ce sens unique n’était prévu que pour 2021 ?

Ont-ils craint que ce projet de 1.800.000 €, financé à 90% par la commune, vienne s’ajouter aux millions déjà, et bientôt encore, empruntés qu’il faudra bien rembourser un jour?

Attendent-ils, comme on le leur a promis, la réfection du parking du gymnase qui a été retardée au profit de celui de l’école Geneviève de Gaulle pour cause d’élection de Miss ?

Préfèreraient-ils l’édification de la Halle des Sports, la réfection de l’avenue Général de Goÿs, la mise en service de la vidéo-surveillance qui ont été annoncées depuis 3 ans ?

Ont-ils constaté que beaucoup de projets onéreux et pharaoniques, destinés presque exclusivement à l’accueil des touristes au détriment du bien-être des villageois, étaient commencés et traînaient en longueur pour des raisons mal définies ?

Tout le monde trouve non justifiés tous ces travaux inutiles qui perturbent le quotidien. Une mise à l’essai préalable aurait sans doute été plus significative d’une réelle volonté de consultation.

Désintérêt ou désillusion ? En tout cas : « Vox Populi, vox Dei  »

29/11/2017

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Referendum : le bon sens doit l’emporter ….

Dimanche 26 novembre 2017, Viassoises et Viassois répondront à cette question : « Dans l’objectif de faciliter la circulation et d’augmenter le stationnement, souhaitez-vous que le boulevard Gambetta et le boulevard de la Liberté deviennent des voies à sens unique, impliquant les études de faisabilité correspondantes : OUI/NON »


5 réunions publiques : une ambiguïté.
La municipalité a présenté ses objectifs avec force plans, détails, chiffres, évaluation des coûts (1 800 000 Euros), financement (90% par la commune)…                                                 Mais tout est-il déjà décidé ?
Lors de ces réunions, le plan de circulation à sens unique est loin d’avoir recueilli l’assentiment général. De nombreux intervenants dans l’assistance ont fait part de leurs réticences, voire de leur opposition, avec des arguments bien fondés…
L’analyse de Vias mon Village.
Pendant 10 mois de l’année, circulation et stationnement ne posent aucun problème particulier à Vias.
Qu’impliquerait la mise à sens unique ? Tout simplement d’effectuer un tour de ville complet chaque fois que l’on se rend en voiture à l’école, chez le médecin, dans un commerce… A chacun de bien évaluer toutes les contraintes auxquelles il sera soumis.
Stationnement en épi : avec la mise à sens unique, la municipalité annonce la création de 100 nouvelles places. Ces 100 nouvelles places s’ajouteraient aux 790 places actuelles (parkings et alignements). Dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme, pièce 8-7), le cabinet Indiggo déconseille le stationnement en épi par suite de sa dangerosité, les boulevards présentant une largeur insuffisante comprise entre 10 m. et 12,5 m.
L’été, avec l’afflux touristique et 60 000 résidents, le nombre de véhicules peut être estimé à 20 000 sur l’ensemble du territoire communal. Alors, 100 nouvelles places, cela représente 0,5% de la masse des 20 000 véhicules !
Que faire ?
Les orientations souhaitables découlent des données actuelles pour un urbanisme moderne dont voici les grandes lignes :
Il est illusoire et inutile de vouloir attirer toujours plus de voitures dans le cœur historique.
Priorité doit être donnée aux déplacements doux (pour piétons, cyclistes) avec plus de convivialité et moins de pollution.
L’été, la mise en service de navettes à fréquence élevée constituerait une solution intéressante. Sète et Balaruc ont expérimenté récemment des navettes électriques.
Respecter l’histoire et l’authenticité de notre village en circulade est porteur d’avenir.
Vias ambitionne de devenir une station verte, c’est la bonne orientation dans la perspective d’une ville durable…
(Pour plus d’information, consulter nos précédents articles « Boulevards, le référendum » et « Les boulevards en sens unique : un référendum ? » .)
Alors, dimanche 26 novembre : OUI ? NON ?
Viassoises et Viassois doivent sortir gagnants de cette consultation.
LE BON SENS L’AURA EMPORTE …

20/11/2017

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