Et si nous parlions un peu finances communales …

Laissons de côté l’ironie mordante, la moquerie acide et l’humour caustique que nous employons souvent à VmV pour vous informer et critiquer les actions de la majorité municipale actuelle. Cela nous vaut, de la part de certains supporters inconditionnels du maire, des agressions, des insultes sur la page facebook jusqu’à être traités de « séniles » et même de « touristes » ! Ce qui est un comble quand tout le monde sait pertinemment que l’économie de la ville est essentiellement le tourisme. Mais, bon, ne nous mettons pas au niveau de ces quelques personnages qui n’ont jamais le moindre argument construit pour défendre cette brave majorité qui est à la fois silencieuse, unanime et irresponsable.

Occupons-nous des finances de la commune. Nous allons vous montrer l’état des finances de Vias en vous informant sur une période de plusieurs années, en fait de 2008 à 2017. Et nous allons nous centrer sur la situation de la dette communale.

Petit rappel de comptabilité publique : le budget de la commune est composé de deux sections, l’une de fonctionnement, l’autre dite d’investissement. Le fonctionnement comporte toutes les dépenses liées aux salaires, aux consommations d’eau, d’électricité, de papier (et nous à Vias, pour la com’ de la majorité municipale, il en faut du papier glacé en quadrichromie !), le téléphone etc etc…  Pour 2018, cette section se monte à 9, 570 millions d’Euros, nous y reviendrons à un autre moment. Pour l’investissement, ce sont tous les projets qui vont rester comme les voiries, les constructions. Cette section peut comporter des emprunts pour équilibrer dépenses et recettes. Pour 2018, ce ne sont pas moins de 10,119 millions d’Euros qui  sont prévus dont 8,900 millions d’Euros d’emprunts !!!  Heureusement que ce sont des emprunts virtuels (dits d’équilibre) mais pour mener à bien certains projets de la majorité municipale, il va bien falloir emprunter. En 2017, cette majorité municipale a voté unanimement (4,108)* 3,700 millions d’Euros d’emprunts. Et les emprunts, tout le monde sait ça, il faut les rembourser sur plusieurs années. Pour Vias, les emprunts souscrits en 2017 vont courir jusqu’en 2038, donc ils vont endetter la commune pendant 20 ans.

Revenons sur le passé financier de Vias. Il faut toujours se référer à l’histoire pour ne pas répéter les erreurs.

En 2008, « l’encours de la dette » était de 6,656 millions d’Euros. Cela signifie en clair que la commune devait cette somme aux banques ; par habitant cela représentait 1325 euros. C’étaient des emprunts souscrits par l’ancienne municipalité battue aux élections de 2008. Le Préfet de l’époque  avait enjoint au nouveau maire, élu donc en 2008, de redresser les comptes de la commune. Déjà, la mise sous tutelle n’était pas loin.

C’est donc grâce à la municipalité de M Monédéro, et à sa gestion responsable, qu’au fil des ans l’encours de la dette a baissé régulièrement : 5,2 millions d’euros en 2011, 4,2 millions en 2013 et enfin, 3,8 millions d’euros en 2015 (ce qui représentait 709 euros par habitant).

Et avec la nouvelle municipalité, élue en 2014, nous sommes revenus à 6,172 millions d’euros en fin 2016. Si on ajoute la somme empruntée en 2017 : +3,7 millions d’euros, qu’on retranche l’annuité de remboursement : environ -500 000 euros, nous devrions avoir une dette, fin 2017, atteignant quand même le record historique de plus de 9 millions d’euros ! (Ce qui représenterait plus de 1600€ par habitant). Du jamais vu à Vias car le précédent record était de 7,145 millions d’euros en 2007 …

Et nous ne parlerons pas de la situation du fonds de roulement (l’argent en caisse à un instant “T”) : -513 000 euros fin 2016 (vous avez bien lu : le fonds de roulement est négatif) contre +3 968 000 euros fin 2014.

Inutile de faire des discours avec effets de manche et trémolo dans la voix : la réalité est catastrophique. Un de ces jours, le préfet va siffler la fin de la récréation et cela va faire drôle, aux supporters inconditionnels de la majorité municipale peut-être, au contribuable viassois sûrement.

(Tous ces chiffres sont extraits du site officiel du ministère de l’économie sur les finances des collectivités locales https://www.impots.gouv.fr/cll/zf1/communegfp/flux.ex?_flowExecutionKey=e1s4&_eventId=chiffrescles&critereDeSelection.nomCol=VIAS )

(08/02/2018)

Publié dans Non classé | 15 commentaires

Hommage à Daniel Dussutour

20170109-cave_cooperative_danieldusssutourHier, très nombreux étaient les ami(e)s et proches de Daniel Dussutour à venir soutenir sa famille et l’accompagner vers sa dernière demeure. C’est Jean-Louis Cuq, ami de toute une vie et sous le coup de cette brutale disparition qui a eu la lourde tâche, malgré son immense tristesse, d’évoquer en quelques mots la vie de Daniel. Il a bien voulu nous confier son hommage et accepté que nous le publiions.

« A Daniel, le papa, l’ami.

Il est bien difficile d’évoquer en quelques mots la vie de Daniel tant elle fut riche à bien des égards. C’est de mémoire, sans référence précise, que je vais maintenant retracer certains de ses parcours, de ses activités et de son caractère. 

C’est dans sa grande maison familiale de Vias, dans laquelle il a toujours vécu, qu’il passa une jeunesse heureuse. Sa maman Marie-Louise, son papa Roger, sa tante Jeanne veillaient avec amour à son éducation. Son papa travaillait à Béziers et faisait le trajet matin, midi et soir au volant d’une Dauphine. De là naquit en grande partie son intérêt pour les voitures. Les dimanches, Roger nous amenait voir jouer l’ASB à Sauclières, ou encore visiter le port de Sète et ses bateaux en transit, et bien d’autres choses encore qui éveillaient notre curiosité. En septembre 1959, après une visite de Lourdes, il nous fit découvrir les Pyrénées et ses magnifiques cols que la Dauphine grimpait vaillamment. L’amour et le respect que Daniel portait à sa famille étaient exemplaires. Son papa Roger disparut très jeune ; Daniel veilla alors avec grand soin sur sa maman Marie-Louise et sur sa tante Jeanne.

En quelques mots, quelle fut sa vie professionnelle ? Après de brillantes études, il devint œnologue et travailla dans l’entreprise de vente de vins Skalli à Sète. Il faisait tous les jours les trajets. Ayant envie d’une vie active d’avantage en rapport avec ses aspirations, il intégra, après concours, les services de la Direction Générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Affecté à Montpellier, ses connaissances techniques, historiques, mécaniques de l’automobile ayant été rapidement identifiées, il fut, entre autres, chargé de gérer tout ce qui dans son service concernait l’automobile au sens le plus large du terme. Daniel était un homme de dossiers qu’il constituait avec intelligence, rigueur et efficacité mais aussi un homme largement ouvert à la discussion.

Sérieux, méticuleux, travailleur souvent acharné, Daniel a été très apprécié par ses collègues de travail.

Il habitait un petit appartement à Montpellier mais faisait très souvent le trajet, en train ou en voiture, Montpellier-Vias. C’est ainsi qu’il amena la Renault 21, achetée avec un faible kilométrage à un de mes collègues de l‘Université, à plus de 500 000 km.

Pendant de nombreuses années, il a passé ses vacances d’été dans une caravane qu’il installait sur son terrain en bord de mer tout près du Libron, caravane qu’il y amenait avec son tracteur. Il y invitait ses amis à des grillades et leur proposait, avec son bateau, des promenades en mer ou sur le Libron.

Quels sont les traits de caractère qui transparaissaient chez Daniel ?

A n’en pas douter, Daniel était un passionné.

Passionné par les voitures (Renault surtout), passion qu’il amplifia au contact de son ami René Briffa, longtemps garagiste. Il animait des associations de propriétaires de véhicules anciens. Sa collection de voitures et d’un autocar est impressionnante. Il a conservé les Dauphines et la R8 de son papa, a acquis une R8 Gordini et une magnifique Berlinette Gordini. Pour son usage quotidien il utilisait une Super 5 ou la R21 blanche aux 500 000 kilomètres.

Passionné par les transports ferroviaires. Il était engagé activement dans des actions d’opposition à la fermeture de gares, de lignes.

Viassois de cœur, il se sentait profondément concerné par tout ce qui fait la vie du village. Entre autres dossiers on peut évoquer:

–       La construction du rond-point à l’entrée du village voilà déjà plus de 20 ans. Il s’opposa à l’abattage des magnifiques platanes plus que centenaires qui marquaient l’entrée du cours complémentaire en proposant, avec la validation par les services de la Direction départementale de l’équipement une alternative de conception du rond-point qui permettait de conserver ces arbres riches d’histoires.  Action sans suite, les arbres ont disparu.

Parmi ses autres préoccupations comment ne pas évoquer

–       Farinette (Vias plage), la côte ouest, l’aménagement littoral, l’érosion

–       L’aménagement des halles, de l’environnement autour de l’église Saint Jean-Baptiste.

–       La viticulture à la base de l’économie de notre village voilà plus d’un siècle. Il avait été élu président de la cave coopérative et la diminution inéluctable de la production ne cessait de le préoccuper. Il faisait tout pour conserver la coopé de Vias.

Toujours respectueux dans ses engagements, Daniel était un travailleur acharné.

Attaché aux valeurs humaines et au respect des règles, d’une grande gentillesse, serviable, réservé, secret, Daniel a toujours été fidèle en amitié.

Daniel était profondément attaché à son passé et à l’histoire.

Daniel gérait par ailleurs avec compétence de nombreux biens patrimoniaux.

La brutalité de la disparition de Daniel nous laisse abasourdis et constitue un grand vide. 

A sa fille, à tous les siens, je présente mes plus sincères condoléances.

Adieu Daniel, repose en paix. »

Jean-Louis CUQ

La cérémonie s’est terminée au son des paroles de la chanson de Serge Lama, la préférée de Daniel  « Et puis, on s’aperçoit » qui se termine par  « …. Alors, on meurt n’importe quand… »

Vias – Chambre funéraire le 6 janvier 2017

L

Publié dans Non classé | 11 commentaires

Deux poids, deux mesures

Nous voilà rendus au 20 avril, les vacances de Printemps sont installées ! Les vacanciers de  la zone A (Lyon, Grenoble …) vont reprendre le chemin des études, ceux de la zone C ( Montpellier, Toulouse, Paris…) achèvent leur première semaine, quelle image vont retenir de notre station ces visiteurs?

La dernière portion de Farinette est en travaux, initialement prévue le 6 avril, la fin de chantier est, aujourd’hui annoncée pour ce Week  End.

Ne nous avait-on pas dit lors d’une réunion d’information, que ces travaux devaient débuter par la portion qui va de l’Office du Tourisme au rond- point, ce qui semblait logique ( on commençait par le début).

D’autres impératifs ont dû faire changer les priorités…

Et qu’en est-il du reste de notre belle station ?

L’avenue de la Méditerranée a été, l’an dernier, dépouillée des lauriers roses qui la rendaient si attrayante. Elle sera peut-être mise en valeur avant l’été ?

A ce jour, entre les Salisses et le rond-point des Trois Plages, vu l’état de la chaussée, il est impératif de ralentir  9 fois sa voiture, sous peine de perdre un amortisseur ou d’abîmer ses pneus..

On pouvait espérer que l’entrée de la piste cyclable le long de la Carabasse serait sécurisée et que le stationnement sur la voie réservée aux piétons et cyclistes après le rond-point de Trois Plages ne serait plus toléré. Pour l’instant, il n’en est rien, il y a déjà, tous les jours, des véhicules garés qui gênent les vélos, les poussettes et les piétons. Sécurité ?

 

Et, cerise sur le gâteau (si l’on peut dire), les fossés pleins d’eau qui bordent l’avenue du Clot sont remplis de déchets flottants de toutes sortes qui n’ont pas été enlevés depuis au moins 4 mois. La preuve : un arbre de Noël et son pied, abandonnés par un citoyen certainement soucieux de l’environnement.

La privatisation de l’enlèvement des ordures dans la commune de Vias ne serait-elle  pas un succès ?

Beaucoup d’argent dépensé d’un côté et du laisser-aller de l’autre.

La saison commence, il est grand temps d’améliorer tout ça si on veut être au niveau d’une station balnéaire de prestige.

20/4/2018

Publié dans Non classé | 2 commentaires

Plaidoirie pour le service public

Madame la Présidente du tribunal,

Mesdames et Messieurs,

Vous avez à juger en cette session de l’abandon par la majorité municipale des services publics qu’elle devrait gérer pour le bien collectif de leurs administrés.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes les habitants de Vias, ces personnes qui vivent dans un ensemble structuré, ces personnes qui ont des besoins individuels, collectifs et généraux.

Que sont ces besoins ?

Laissons de côté les besoins individuels qui dépendent des individus : nous avons besoin de nous nourrir, de nous abriter, de nous soigner.

Les besoins dits collectifs sont ceux en relation avec des groupes de personnes comme par exemple les habitants d’une rue qui ont besoin d’avoir accès à leur domicile en toute tranquillité et dans de bonnes conditions ; il faut donc que la rue soit goudronnée, qu’il y ait des trottoirs et des écoulements pour l’eau de pluie ; que cette rue soit équipée des réseaux d’eau potable, d’eaux usées et d’électricité en bon état. Tout cela correspond bien à un besoin collectif que doit prendre en charge la mairie de la commune dans les meilleures conditions possibles en termes de coût, d’hygiène, de sécurité. Et certaines voies communales comme les boulevards (exemple le boulevard Gambetta pas encore fini et le boulevard de la Liberté bien terminé) font partie des besoins généraux : la circulation y est intense et tous les habitants sont concernés et même les personnes de passage.

Nous pouvons continuer avec les besoins liés à l’intérêt général ; ce sont ceux qui concernent toute la population dans son ensemble. Madame la Présidente, vous savez bien que nous avons des besoins de sécurité publique, d’eau potable, d’hygiène qui sont des besoins vitaux mais aussi des besoins d’esthétique, des besoins de services sociaux, des besoins culturels et sportifs.

Chacun est conscient que la Mairie ne peut pas tout faire mais elle dispose d’employés communaux qui ont en charge ces services publics. Certains s’occupent de l’eau et de l’assainissement, ce sont les fontainiers toujours disponibles car ils habitent dans le village et connaissent par cœur le réseau des tuyaux d’eau. Le personnel communal d’astreinte est disponible sur simple appel et il intervient immédiatement pour résoudre le problème ; la moindre fuite d’eau est repérée et colmatée dans la journée. A ce propos, une petite anecdote, Mesdames et Messieurs  : récemment, un habitant de Vias appelle le gestionnaire privé de l’eau pour un problème de fuite ; la personne qui lui répond se trouve à Biarritz ! Comment voulez-vous que cette personne connaisse la structure du réseau du village ?

D’autres employées communales s’occupent d’un service social rendant d’énormes services à certaines familles : la crèche qui accueille les tout-petits jusqu’à 3 ans. Bien sûr ce n’est pas un besoin général : tous les habitants ne sont pas concernés mais c’est un besoin collectif que la Mairie se doit de proposer aux familles qui le nécessitent.

Nous pourrions comme cela, Madame la Présidente, lister les besoins collectifs et généraux satisfaits par des structures publiques communales. Ces quelques exemples suffisent à démontrer que le service public est un élément indispensable et structurant de la vie communale. Privatiser ces services publics entraîne obligatoirement une augmentation des tarifs aux particuliers (exemple de l’eau et de la crèche et du prix des repas à la cantine scolaire) et le service rendu n’est pas obligatoirement amélioré, peu s’en faut d’ailleurs. L’augmentation conséquente des tarifs s’explique (mais ne se justifie pas) par le besoin de la société privée de distribuer des dividendes à ses actionnaires.

La partie adverse, qui brille par son absence ainsi que celle de son avocat, aurait pu nous expliquer pourquoi la commune privatise à tout va. Quels arguments a-t-on entendus ?

Permettez-moi de me faire, pour quelques secondes, l’avocat du diable. Donner la gestion d’un service public à une société privée, cela permet d’avoir un meilleur service car les agents sont mieux formés et les horaires plus larges. C’est à peu près tout !

Tordons le cou à ces inepties. Mieux formés les agents du privé ? Il existe des centres nationaux de formation pour les personnels territoriaux (CNFPT, un par département), centres performants et gratuits.

Horaires plus larges et donc mieux adaptés aux besoins des familles ? Plutôt que d’embaucher 3 fois plus de policiers municipaux, la mairie aurait pu embaucher quelques personnes de plus pour la crèche … Peut-être trop simple ?

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, nous avons beau chercher, explorer les recoins des discours, rien ne permet de justifier le passage au privé de nos services publics communaux. Rien ? ou plutôt pas grand-chose.

Nous avons fini par trouver une raison cachée : plus on privatise, moins on a de personnels communaux à gérer. Hé oui, c’est le seul argument, bien sûr non présentable, qui justifie ce passage au privé. Plus de privé, moins de problèmes de gestion de personnels, moins de syndicalistes, moins de conflits à gérer … la tranquillité pour les responsables du personnel. Un chèque à signer en fin d’année pour les délégataires de service public (Suez, Nicollin et autres), aucune récrimination des usagers pour la Mairie : « Voyez donc le gestionnaire privé ».

C’est pour cela que nous demandons au tribunal de décider l’interdiction de privatisation pour les services publics de la commune de Vias.

Publié dans Non classé | 7 commentaires

Vias, une plage naturiste à l’été 2018 (ou pas ?) …

Vias mon Village avait l’humeur joyeuse en ce 1er avril, en partageant avec vous cet authentique « POISSON D’AVRIL » ! Mais c’est promis, le contenu de nos prochains articles sera, à nouveau, précis, vérifiable et de sources fiables (2/4/2018) :

 » Couvrez ce sein que je ne saurais voir! « .

C’était au 17ème siècle, une époque où les belles dames s’abritaient sous une ombrelle pour conserver un teint de lait…

Mais au 21ème siècle, plus d’ombrelle, plus de textile, c’est héliothérapie maxi et bains de mer dans le plus simple appareil.

A Vias, on a bien saisi le message ; le potentiel naturiste est énorme.

Suite à enquête et investigations, Vias mon Village a découvert qu’une 6ème tranche de travaux (secrètement gardée) devrait être réalisée à Farinette…

D’après les rares infos qui ont filtré, le projet d’une plage naturiste serait très avancé et devrait être finalisé dans quelques semaines… L’implantation se situerait au Clot, la plage serait bordée d’une double rangée de palmiers pour séparer les « natus » des « textiles ». Des caméras disposées en périphérie assureraient la protection morale afin de dissuader certain(e)s de venir se rincer l’oeil. Les services de police en tenue (après une formation de haut niveau) seraient prêts à intervenir rapidement avec un objectif, éviter des situations comparables à celles des gendarmes à St.Tropez.

Les derniers détails, en particulier la date d’inauguration, seraient prochainement réglés… Attendons, mais l’impatience ne cesse de grandir.

Les retombées économiques s’annonceraient prometteuses. La clientèle du Nord de l’Europe aurait déjà programmé des vols spéciaux par charters. Cette clientèle, au fort pouvoir d’achat et habituée des grands froids, souhaiterait une ouverture de la plage naturiste de Vias toute l’année. Avec bain de Noël géant… Le rêve pour la paillote riveraine ?

D’après quelques indiscrétions, ce magnifique projet pourrait en appeler d’autres. Mais pour l’instant, motus.

Une certitude, avec sa plage naturiste, Vias deviendrait la perle de la Méditerranée, la destination préférée de la jet set européenne.

Sérignan et Cap d’Agde pourraient alors se rhabiller …

1/4/2018

 

Publié dans Non classé | 3 commentaires

L’enrobé du Bd Gambetta : c’est retrouvé !

Vous avez sûrement oublié, ou peut-être même jeté à la poubelle des papiers inutiles, un précédent numéro du magazine municipal d’informations. C’est ce machin publicitaire à la gloire des activités de la majorité municipale, quadrichromie, images de synthèse et surtout des louanges à propos de notre maire adoré, plus jeune maire du département, plein de dynamisme… béni soit-il.

Sous la plume de la rédac’chef, qui est aussi dir-cab’ et dir-com’ (* voir traductions à la fin de l’article), nous avons pu lire que l’enrobé du boulevard Gambetta était posé et que donc pour ces travaux, comme on dit à la mairie : “ça c’est fait”. Certains, de mauvaise foi, toujours les mêmes, rectifiaient en disant :” ça, c’est pas fini”…

Comme de bien entendu, le viassois moyen, avec sa bagnole, empruntant le boulevard Gambetta, voyait bien, à la réaction de ses amortisseurs, que l’enrobé n’était pas posé. Homme de peu de foi !

Nous à VmV, nous sommes très pointilleux sur la vérité des faits. Être objectifs, ne pas exagérer, ne pas travestir la vérité, les faits, rien que les faits. Et nous vous servons tout cela avec l’ironie mordante qui caractérise certains de nos articles.

Donc, pas d’enrobé de goudron sur les trous et bosses du boulevard Gambetta.

Et, pourtant, si la rédac’chef l’a écrit, c’est qu’il a dû se passer quelque chose entre les bureaux de la mairie (travaux, finances, communication …) et le boulevard Gambetta. Peut-être un bug informatique ?

Pas du tout, vous n’y êtes absolument pas.

Nous vous donnons la solution : l’entreprise qui a reçu l’ordre de service pour placer l’enrobé de goudron sur le boulevard Gambetta s’est peut-être  “gourée” !!!

L’entreprise a placé le goudron sur un chemin rural de la commune, un chemin où , à part le facteur, il doit passer 4 ou 5 bagnoles par jour (et encore). Quand on voit le résultat, c’est vraiment chouette : un ruban de goudron impeccable, pas un trou, pas une bosse,, un vrai billard et comme les talus sont plantés d’amandiers et d’azeroliers en fleurs, un vrai régal pour les yeux. Bon, d’accord, il manque les palmiers de l’avenue de la Méditerranée, mais c’est beaucoup plus bucolique et champêtre.

D’ailleurs, nous conseillons aux Viassois d’y aller le dimanche après-midi (en cortège ou en procession), c’est plus facile que d’aller à Farinette en cette période. Que ce soit en roller, en skate ou avec la poussette du petit dernier, c’est une belle promenade et vous ne serez pas gênés par les bagnoles.

Un spécialiste des travaux routiers nous expliquait que c’était une bonne solution pour économiser le goudron : mettre l’enrobé d’un boulevard urbain sur un chemin rural, c’était rentable car entre les 4 ou 5 bagnoles par jour sur le chemin rural et les centaines de véhicules du boulevard urbain, il n’y a pas photo, l’enrobé s’use beaucoup moins. Alphonse Allais préconisait bien de construire les villes à la campagne…

Mais où donc se cache cet enrobé ?

Sur une portion du chemin rural qui conduit de Médeilhan à Marion.

Y a-t-il un mystère ? Sûrement pas.

Est-ce un miracle ? Deo gratias.

* Traductions : rédac’chef veut dire rédactrice en chef : dir-cab’ signifie directrice du cabinet (du Maire) et la dir-com’ est la directrice de la communication.

21/3/2018

 

Publié dans Non classé | 4 commentaires

Le vélo dans la ville : résultats de l’enquête !

Dans notre article du 5 novembre 2017 « Mon village à vélo » VmV vous proposait de participer à une enquête nationale où chaque citoyen était amené à évaluer lui-même la sensation de sécurité (ou d’insécurité) qu’il ressentait lorsqu’il utilisait le vélo dans sa ville.

Ça y est, les résultats sont sortis. Nous vous encourageons à cliquer sur le lien pour parcourir le site. Peut-être passer de « l’accueil » à « mode d’emploi » histoire de se familiariser avec le plan du site, et bien sûr, découvrir ensuite les résultats dans notre village bien sûr, mais pourquoi pas élargir aux villages voisins ou à la région.

Si au niveau des grandes villes Strasbourg, Grenoble, La Rochelle et bien d’autres s’en sortent bien, beaucoup tournent autour de la moyenne (Toulouse, Lyon). A noter Marseille qui n’est pas loin de décrocher la lanterne rouge dans les villes de plus de 200 mille habitants.

Au niveau de la sécurité, une comparaison inter régions semble relativement défavorable au Sud de la France, contre de meilleurs résultats dans le Nord-Ouest, la région Parisienne et le Nord Est.

Vias, puisque ça nous concerne directement, est carrément classé dans le rouge. (G, dernier groupe)

Voilà sans doute, du moins nous l’espérons un point de départ pour une réflexion profonde sur le sujet, car ce qui est sûr c’est que le plaisir et la volonté d’utiliser ce mode de déplacement pratique, économique et écologique est réel.

Alors, améliorer le confort et surtout la sécurité à vélo, un enjeu pour l’avenir ? Ou un attrape-électeurs pour se donner bonne conscience ?

 

https://public.tableau.com/profile/fub4080#!/vizhome/BarometredesVillesCyclablesresultatfinal/Accueil

 

Publié dans Non classé | Un commentaire

Compteur électrique Linky

ENEDIS (ex ERDF), gestionnaire du réseau électrique, a lancé l’opération de changement des 35 millions de compteurs des foyers français en 5 ans, de 2016 à 2021. Les anciens compteurs seront remplacés par un compteur communicant ( suivi de consommation en temps réel, transmission automatique des données pour facturation donc plus de consommation estimée, établissement de courbes de consommation pour chaque foyer…). En résumé, un compteur intelligent, mais…

LA RÉALITÉ.

Des dysfonctionnements.

Plusieurs millions de compteurs sont déjà posés. De nombreux usagers témoignent : lampes tactiles, téléviseurs qui s’allument inopinément, box internet perturbées, chauffe-eau ne fonctionnant plus aux heures creuses, compteurs qui disjonctent sans raison … Les interventions d’ENEDIS pour remédier à ces dysfonctionnements sont souvent aléatoires.

Rayonnements électro-magnétiques.

Les communications s’effectuent par le courant porteur en ligne (CPL) dans la bande des basses fréquences, ce qui engendre un champ magnétique. Des risques existent-ils pour la santé ? Les experts sont partagés et les usagers perdus dans un concert information-désinformation. Où se situe la vérité ???

Ce qui est certain, des pays comme la Belgique, l’Allemagne, le Portugal… ont refusé ce type de compteur. Pour la transmission des données, d’autres techniques sont possibles, la fibre optique, l’ADSL.

Des conseils municipaux de l’Hérault (Villeneuve, St.Pons, Cabrières…) ont délibéré sur le compteur Linky et ont voté contre son installation dans leur commune.

Et à Vias ??? Tous les foyers viassois seront concernés à bref délai. Cette question mérite d’être inscrite à l’ordre du jour d’un prochain conseil municipal…

LE FINANCEMENT.

L’installation du compteur Linky est « gratuite ». Fausse information !

Le financement du compteur par les usagers s’étalera sur 10 ans.

Suite au rapport de la Cour des Comptes 2018, l’UFC Que Choisir (Union Fédérale des Consommateurs) a effectué le calcul : 15 Euros par an pendant 10 ans, ce compteur coûtera 150 Euros à chaque famille.

Au passage, ENEDIS devrait empocher une marge confortable de 500 millions d’Euros !

Pour une information complète sur le compteur Linky, se reporter au site internet   http://ufcqc.link/linky562

En consultant ce site, il est possible d’accéder à la pétition s’opposant à l’installation du compteur Linky et de la signer.

À la date du 11 Mars 2018, 48 heures après son lancement, la pétition enregistre 140 000 signatures…

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Des millions à la mer …

Voilà le littoral tel qu’on pouvait l’observer après le passage de la tempête du 1er Mars 2018 ! C’était la première tranche de la plage « rénovée » pour un coût affiché de 7 900 000€ HT.

Les images parlent d’elles mêmes … C’est un désastre !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publié dans Non classé | 6 commentaires

L’eau, enquête nationale

192€ pour une consommation d’eau de 28M3.

256€ pour 33M3.

343€ pour 63M3.

Voilà quelques exemples de factures reçues en 2017 par les familles viassoises.

Le prix de l’eau est excessif à Vias depuis l’abandon de la gestion en régie municipale au profit d’une délégation à une entreprise privée. Et le prix de l’eau pourrait exploser dans les prochaines années ! Pour comprendre cette situation, il suffit de se reporter aux précédents articles parus dans le blog de Vias mon village, en particulier « Cher, très cher robinet » et « Eau…les factures…un espoir ». (https://wp.me/p7HRoh-k9 et https://wp.me/p7HRoh-tL )

L’eau est un élément indispensable à la vie mais son prix actuel pèse très lourdement dans le budget des familles. A l’évidence, un changement s’impose…

L’Union Fédérale des Consommateurs (U.F.C.) Que Choisir lance un appel à témoignages concernant le prix de l’eau (voir encart). Les conclusions de cette enquête nationale permettront d’intervenir auprès des pouvoirs publics afin que des mesures réglementaires améliorent la gestion de l’eau et définissent son juste prix.

Vias mon village s’adresse aux Viassois, tous soucieux de la défense de leurs intérêts, en leur demandant de participer largement à l’enquête de l’U.F.C. Que Choisir.

Publié dans Non classé | Un commentaire

Le Beffroi

Voilà bientôt 1 siècle et demi que du haut de mon perchoir je veille, je surveille et j’observe les Viassoises et Viassois et la vie de notre commune.

J’y ai vu les situations les plus diverses la tristesse lorsque nos jeunes partaient pour un voyage au retour incertain (il y a 100 ans de cela);

J’ai connu l’euphorie de la vigne et du « gros rouge qui tâche », mais aussi le désarroi et la colère du phylloxéra et de la crise.

J’y ai entendu les bruits de bottes et les privations.

Les périodes de vaches maigres furent nombreuses.

Les « gavaches » descendaient de leurs montagnes pour venir faire « la saison” ; certains sont restés, beaucoup sont revenus plus tard, parfois leurs enfants voire leurs petits enfants ou arrière-petits-enfants ont fait le choix de s’installer dans notre village.

J’ai pu voir arriver des populations cherchant refuge pour motifs idéologiques ou économiques ; Espagnols, marocains ou autres ils apportaient à Vias les « bras » qui faisaient défaut ; Ils ont contribué à construire notre Village.

Dès le début des années 60, les rapatriés d’Afrique du Nord se sont établis dans notre village, ils y trouvaient alors la mer et un peu du soleil qu’ils avaient perdu.

J’ai vu aussi arriver, dès les années 50, les premiers estivants, ils venaient « du nord », du froid » à la recherche de notre soleil, de nos plages, de notre mer.

Tous ces gens-là n’ont pas toujours fait l’objet d’un accueil chaleureux de la population Viassoise, mais aujourd’hui ce sont eux les Viassois. De quelle origine qu’ils soient, quelle motivation que soit leur arrivée à Vias. Aujourd’hui ils sont le peuple de Vias, tous sans distinction d’idéologie ni de condition.

Du haut de mon perchoir je me réjouis de voir un tel patchwork à mes pieds.

Le comportement de nos édiles ne m’a pas toujours enthousiasmé, de nombreux Viassois partageaient alors cette opinion.

J’ai pu voir l’immobilisme total, le refus d’aller de l’avant, de toute évolution.

Y a succéder l’affairisme qui plaçait l’évolution de la commune entre quelques mains souvent avides et parfois cupides.

Vias a aussi connu des périodes d’avancées sociales, de paix et de mise en commun des richesses de la ville dont bénéficiaient alors les plus démunis.

Mais la gabegie, la pagaille, l’incohérence et l’amateurisme comme ces dernières années ; c’est pour moi une douloureuse découverte.

Du haut de mon perchoir, par-dessus les toits je vois et j’entends ;

Il y a une cinquantaine d’années, j’entendais le garde champêtre qui transmettait à la population les messages importants.

Il y eut ensuite le Bulletin municipal qui se faisait l’écho de la pensée de nos élus, traditionnellement une place y était laissée aux voix divergentes. L’opposition s’y exprimait.

Aujourd’hui pour m’informer j’ai dû évoluer et me mettre à l’ère numérique et apprendre à surfer sur les pages Face Book et les sites de la mairie et de l’agglo.

Mais, je lis aussi le Magazine Municipal, un agent de propagande exclusivement au service de nos élus de la majorité, essentiellement de leur chef tout puissant. Je n’y perçois aucune note discordante. Le droit à l’expression des oppositions y sont réduits à la portion congrue. Le minimum légal et avec une interprétation optimale et orienté des textes en vigueur.

En bref, à Vias l’abandon de la démocratie : ça c’est fait !

Je vois des chantiers ouverts sur l’ensemble du territoire de la commune et des affiches « propagandes » affirmant ça c’est fait ! et pourtant je ne vois pas beaucoup de chantiers terminés…

Mis à part l’aménagement du Parking des écoles conduit en un temps record pour recevoir l’élection de Miss Languedoc, ça c’est fait !

La destruction du mur de la Vigneronne, non programmé dans la campagne électorale et n’ayant fait l’objet d’aucune consultation populaire. Ça c’est fait !

L’arrachage des tilleuls de la place des arènes, laissant les bancs en plein soleil. Ça c’est fait !

L’arrachage des arbres en centre-ville des placettes rue des remparts et leur bétonnage : ça c’est fait !

La régression des actions sociales : ça c’est fait !

L’accès toujours plus onéreux, les rendant inaccessibles à certains, à la cantine scolaire et au centre de loisirs : ça c’est fait !

Mais les grands projets annoncés à grand renfort de communication et d’informations parfois erronées ça c’est pas fini !

Les halles rénovées, et tristement fermées par des grilles, attendent toujours, la pose des étals justifiant l’aménagement de réseaux secs et humides sous le carrelage en pierre de basalte : ça c’est pas fini !

Le Boulevard Gambetta, si souvent annoncé terminé, est encore en attente de son achèvement : ça c’est pas fini !

Les grands travaux à Vias Plage – vous remarquerez que depuis la  » montée en gamme » de notre tourisme on ne dit plus Farinette- Donc, l’aménagement de l’Avenue de la Méditerranée qui devait être menée tambour battant et terminé en 2019 lors de la présentation initiale à l’Ardaillon, A ce jour nous voyons l’objectif de l’aménagement de la portion entre le chemin des Rosses et l’Avenue de la Plage qui devrait être en avril 2018, une route de contournement ouest a été revêtue de bitume. Ça c’est pas fini !

L’aménagement de la Plage côte Ouest ça c’est pas fini !

Le renforcement de la sécurité par la pose de caméras de surveillance performantes et l’installation d’un centre de Surveillance, si souvent évoqué, fréquemment « vendu » mais jamais réalisé. ça c’est pas fait

Les finances de la commune semblent aussi bien gérées. Pas d’augmentation, des impôts locaux durant le mandat. Mais tout de même une pression fiscale sensiblement accrue sur les Viassois. : ça c’est fait !

Il est vrai que si toutefois les finances de la commune sont dégradées, je n’apprendrais rien aux Viassois en leur disant que c’est la faute de l’Ardaillon, aux dettes laissées par la municipalité précédente et à la diminution des dotations globales de l’Etat, mais assurément pas à l’augmentation des frais de fonctionnement et des charges de salaires ….

Par les toits et les fenêtres filtrent de nombreuses conversations confidentielles dont ici je ne saurais me faire l’écho. Je craindrais trop de m’exposer à des mesures de rétorsion et être ainsi la prochaine victime de projets farfelus.

Si je déplais, il peut-être décidé en haut lieu, dans le cadre d’un projet futuriste du centre-ville de Vias de mon remplacement par une Tour de Verre que l’on pourrait alors reliée, au-dessus des toits, par une passerelle, du même « métal », à l’Hôtel de Ville offrant ainsi aux touristes une image de Vias au siècle du futur…

Publié dans Non classé | 3 commentaires